
L’Iran bloque le détroit d’Ormuz tant que les Etats-Unis n’acceptent pas « toutes » ses conditions.
L’Iran a clairement affirmé son intention de maintenir le blocage du détroit d’Ormuz tant que les États-Unis ne satisfont pas à l’ensemble de ses exigences. Cette déclaration a été faite par les Gardiens de la Révolution, la principale force armée iranienne, lors d’une intervention diffusée par la télévision d’État. Hossein Mohebi, porte-parole des Gardiens, a précisé que le détroit, crucial pour le transit maritime, est désormais perçu comme un « théâtre de guerre » plutôt que comme une simple voie navigable.
Dans un contexte de tensions croissantes, un haut responsable iranien a posé des conditions strictes pour envisager le déblocage de cette voie maritime stratégique. Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a exprimé que tant que les États-Unis ne modifieront pas leur comportement, le détroit restera fermé. Il a également exigé la fin des hostilités et la levée du blocus sur les ports iraniens, des demandes qui compliquent les perspectives de réouverture.
Parallèlement, les rebelles houthis, soutenus par Téhéran, ont revendiqué une attaque contre une raffinerie d’Aramco sur la côte saoudienne de la mer Rouge. Yahya Saree, porte-parole militaire du groupe, a affirmé que cette opération avait été réalisée avec succès à l’aide d’un drone. Les autorités saoudiennes ont confirmé qu’un incendie avait eu lieu sur le site, sans toutefois en préciser la cause.
Oman, de son côté, a rapporté des discussions « positives » avec l’Iran concernant la gestion future du détroit d’Ormuz. Bien que Téhéran ait annoncé un accord sur un itinéraire de transit pour les navires, Oman n’a pas encore fait de déclaration officielle. L’Iran, qui refuse de revenir à la situation d’avant-guerre, envisage d’imposer des frais de service, une idée qui rencontre l’opposition des États-Unis.
La situation demeure tendue, avec des implications majeures pour le commerce mondial. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur des préoccupations géopolitiques. Donald Trump, président des États-Unis, avait récemment exprimé l’espoir d’une réouverture rapide de ce passage stratégique, mais les négociations semblent stagner. Ce dimanche, les États-Unis n’avaient toujours pas réussi à obtenir le déblocage du détroit de la part de l’Iran.
