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Gaza : Netanyahou impose ses conditions à Jared Kushner avant un retrait

Israël et les États-Unis ont établi, ce lundi, les bases d’un dispositif visant à encadrer le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza. Lors d’une réunion entre Benyamin Netanyahou et Jared Kushner, un accord a été atteint stipulant qu’un général américain serait chargé de superviser la remise et la destruction des armes détenues par le mouvement palestinien, comme l’a rapporté un haut responsable israélien.

Cette avancée est cruciale pour toute évolution sur le terrain. Netanyahou et l’émissaire américain ont convenu que ni redéploiement ni reconstruction ne seraient envisageables dans la bande de Gaza tant que le Hamas ne sera pas totalement désarmé. La première phase de ce processus consistera à exiger du Hamas la remise de ses armes, qui seront mises hors service sous l’œil vigilant d’un général américain.

Cette rencontre a eu lieu après que Netanyahou a rejeté le dernier volet d’un plan américain de sortie de guerre à Gaza. Fin juillet, le Hamas avait accepté cette feuille de route, qui incluait son désarmement ainsi que le retrait israélien du territoire, dont plus de 60 % est actuellement sous occupation israélienne. La version initiale de ce plan prévoyait que le désarmement soit supervisé par le Comité national pour l’administration de Gaza, composé de technocrates palestiniens.

Dimanche, Jared Kushner a également eu des discussions avec des responsables du Hamas, un événement rare où il a demandé des mesures « vérifiables » pour le désarmement. L’émissaire a par ailleurs souligné qu’aucun rôle futur ne serait accordé au Hamas dans la gouvernance de Gaza. Ce dernier, au pouvoir depuis 2007, avait annoncé en juillet sa volonté de dissoudre son administration civile pour transférer ses responsabilités au NCAG.

Alors que les négociations diplomatiques se poursuivent, le cessez-le-feu instauré en octobre 2025 demeure fragile. Le Hamas réclame des pressions sur Netanyahou pour faire avancer la deuxième phase du plan américain. Kushner a également rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ainsi que des représentants du Qatar et de la Turquie, tous trois impliqués dans les efforts de médiation.

En Israël, les opinions divergent quant à la stratégie à adopter à Gaza. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale et proche de Netanyahou, a récemment plaidé pour la poursuite des frappes ciblées, déclarant dans un podcast qu’il faudrait « éliminer 30 ou 40 » personnes chaque nuit à Gaza. Pendant ce temps, Israël et le Hamas continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu dans la région.