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Les Etats-Unis déclarent la guerre à la Cour pénale internationale.

Marco Rubio a affirmé lundi que la Cour pénale internationale représente une menace croissante pour le système politique et juridique américain. En 2024, la Cour a délivré un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.


La Cour pénale internationale (CPI) constitue une menace grandissante pour le système politique et juridique américain, selon Marco Rubio, qui s’est exprimé lundi. Le secrétaire d’État a accusé la CPI et ses alliés de mener « une guerre contre notre pays, non pas à coups de balles ou de missiles, mais à coups de statuts, de traités et de la force de ce qu’on appelle le ‘droit international’ ».

Washington met en place une campagne diplomatique afin d’isoler la juridiction basée à La Hague. Le département d’État envisage notamment d’imposer des interdictions de voyage, de révoquer des visas et d’accentuer les sanctions contre la CPI ainsi que les organisations qui lui sont associées.

Les États-Unis cherchent également à persuader les pays signataires du Statut de Rome de se retirer de la Cour et de cesser leur financement. Un responsable américain, qui a souhaité rester anonyme, a affirmé que « aucune option diplomatique n’est écartée dans cette campagne visant à démanteler la menace posée par la CPI contre les Américains ».

Marco Rubio a souligné que l’inaction exposerait les responsables américains à des poursuites étrangères. Il a déclaré : « Si nous restons les bras croisés, nous serons tous à la merci de juges étrangers situés à des milliers de kilomètres de là ». Actuellement, plusieurs magistrats de la CPI, y compris le procureur général, sont déjà sous sanctions américaines qui restreignent leurs déplacements et certaines transactions.

Ces mesures font suite aux enquêtes de la CPI portant principalement sur Israël, un allié des États-Unis. En 2024, la Cour a délivré un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. De plus, trois juges sanctionnés ont déposé une plainte en juin à New York contre Donald Trump, Marco Rubio et Scott Bessent, accusant une « pression extrajudiciaire ».

Créée en 2002, la CPI vise à poursuivre les individus accusés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide. Les États-Unis et Israël ne sont pas signataires du Statut de Rome, tout comme la Russie, dont le président Vladimir Poutine fait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis mars 2023.