
Guerre au Moyen-Orient : Un missile frappe un navire près d’Oman.
L’Inde a convoqué mardi un diplomate iranien à New Delhi pour protester contre une attaque iranienne dans le détroit d’Ormuz ayant causé la mort d’un marin indien et des blessures à plusieurs autres. Selon le ministère émirati de la Défense, un total de 30 marins indiens étaient à bord des deux navires, dont un a été tué et neuf autres blessés à bord du Mombasa.
Un diplomate iranien a été convoqué mardi à New Delhi par l’Inde, qui proteste contre l’attaque de son pays dans le détroit d’Ormuz ayant entraîné la mort d’un marin indien et plusieurs blessés. Selon le ministère émirati de la Défense, les équipages des deux navires, immatriculés aux Émirats arabes unis, comptaient un total de 30 marins indiens. L’un d’eux a été tué et un autre blessé à bord du Al-Bahiyah, tandis que neuf autres indiens ont été blessés à bord du Mombasa. L’Inde a exprimé ses « vives préoccupations » concernant ces attaques, insistant sur la nécessité qu’elles cessent pour garantir la libre circulation et le commerce dans les eaux internationales de la région.
Un navire a été touché par un missile alors qu’il sortait du détroit d’Ormuz au large d’Oman, a rapporté mardi l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. « Un navire-citerne a signalé avoir été touché par un missile alors qu’il transitait en direction de la sortie sur la route sud », a indiqué UKMTO, précisant que l’incident avait eu lieu lundi à 13 milles nautiques au sud-est de Limah, à Oman. Il n’était pas immédiatement clair si cette attaque était liée à celle signalée plus tôt par les Émirats arabes unis, qui ont indiqué que deux de leurs tankers avaient été visés par des missiles iraniens dans le détroit, entraînant la mort d’un membre d’équipage.
Les Émirats arabes unis ont fait état mardi d’attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers dans le détroit d’Ormuz, causant la mort d’un membre d’équipage. Le ministère de la Défense a précisé que les pétroliers nationaux Mombasa et al-Bahiyah avaient été ciblés par deux missiles de croisière iraniens alors qu’ils circulaient dans les eaux territoriales omanaises du détroit d’Ormuz.
La Chine a appelé mardi les États-Unis et l’Iran à rétablir la sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz, les deux pays ayant ravivé leurs tensions sur la gestion de cette route commerciale stratégique. « Respecter les droits et intérêts légitimes des États riverains du détroit d’Ormuz, et rétablir au plus tôt un trafic sûr et normal dans le détroit, constituent les aspirations communes de la communauté internationale », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Le Parlement iranien a entamé ses travaux sur un projet de loi portant sur le détroit d’Ormuz, selon le chef de la Commission parlementaire sur la sécurité nationale. Ebrahim Azizi a fait savoir sur X que le projet intitulé « Action stratégique pour la sécurité et le développement durable du détroit d’Ormuz et du golfe Persique » avait été officiellement présenté, sans préciser son contenu ou sa date d’examen. Il a insisté sur la défense des « lignes rouges » de l’Iran en matière de gestion du détroit, une voie par laquelle transitaient avant la guerre un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures. Téhéran envisage d’y établir un péage, alors que le président américain Donald Trump a déclaré vouloir percevoir une rémunération équivalente à 20 % de la valeur des cargaisons, en contradiction avec le droit international qui garantit la liberté de navigation.
Bahreïn a annoncé mardi avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire, en plein regain des hostilités entre l’Iran et les États-Unis au Moyen-Orient. « Les systèmes de défense aérienne […] ont intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes perfides menées par l’Iran ce matin », a indiqué l’armée bahreïnienne, accusant Téhéran de cibler des civils.
Des sirènes d’alerte aérienne ont retenti à Manama pour la troisième fois depuis le matin, après qu’Iran a affirmé avoir attaqué ce pays du Golfe, et des explosions ont été entendues. « Les sirènes ont été déclenchées, nous exhortons les citoyens et les résidents à rester calmes et à se rendre au lieu sûr le plus proche », a informé le ministère de la Défense sur X.
Malgré l’escalade militaire entre Washington et Téhéran, Donald Trump a exprimé lundi son optimisme quant à une éventuelle issue négociée avec l’Iran, estimant qu’un compromis était possible. Il a assuré que « oui, je pense qu’un accord est possible », réaffirmant sa confiance malgré la reprise des bombardements et le rétablissement du blocus maritime des ports iraniens.
L’armée américaine a annoncé lundi soir le lancement d’une nouvelle série de frappes contre l’Iran, peu après que Trump a promis de « frapper fort » la République islamique. Le Centcom a précisé sur X avoir commencé une troisième nuit consécutive d’opérations militaires, visant à « infliger de lourdes pertes aux forces iraniennes » et à limiter leur capacité de ciblage des civils et des navires dans le détroit d’Ormuz.
Les États-Unis ont décidé de rétablir leur blocus maritime contre l’Iran à partir de mardi à 20 heures GMT, en réaction aux récentes attaques de Téhéran. Tous les navires se dirigeant vers ou quittant les ports iraniens seront concernés. Le Centcom a annoncé qu’il veillerait au respect de cette mesure, qui avait été suspendue le 18 juin après un accord entre les deux pays.
Donald Trump a l’intention d’imposer une taxe de 20 % sur la valeur des cargaisons maritimes traversant le détroit d’Ormuz. Sur Truth Social, il a précisé que « les États-Unis seront désormais connus sous le nom de « GARDIENS DU DÉTROIT D’ORMUZ » mais qu’ils percevront une rémunération de 20 % de la valeur des cargaisons », cette contribution visant à couvrir les coûts liés à la mission de sécurité dans cette région instable.
Jean-Noël Barrot a déclaré lundi que les sanctions européennes contre l’Iran demeureraient en place tant que le régime iranien poursuivrait ses activités nucléaires, balistiques et sa politique de déstabilisation régionale. Le ministre français des Affaires étrangères a également rappelé à Téhéran la nécessité de permettre à la population iranienne de choisir librement son avenir.
Suivez avec nous toutes les informations sur la reprise du conflit iranien. Après plusieurs semaines d’accalmie, les combats entre Washington et Téhéran ont redémarré en fin de semaine, compromettant l’accord signé le 17 juin pour mettre fin aux hostilités déclenchées par les frappes israélo-américaines du 28 février.
