
Guerre au Moyen-Orient : La Chine critique la pression américaine, Téhéran appelle à la paix.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré vendredi qu’il était crucial d’initier une sortie du conflit avec les États-Unis, affirmant que l’Iran se trouve désormais dans une position avantageuse pour le faire. Lors d’une rencontre avec des médecins, il a souligné l’importance de « mettre fin à la guerre maintenant », estimant que cela pourrait se faire « dans la dignité » et depuis une « position de force ». Pezeshkian a également soutenu que la communauté internationale reconnaît la victoire de l’Iran, condamnant les attaques américaines ciblant des écoles, des hôpitaux et des infrastructures, qu’il a qualifiées de contraires aux normes internationales. Il a ajouté que ces actions ont terni l’image des États-Unis sur la scène mondiale.
Parallèlement, les tensions entre Israël et la Turquie continuent de s’intensifier. Le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement critiqué Recep Tayyip Erdogan, le qualifiant de « dictateur antisémite » et l’accusant de soutenir le Hamas tout en réprimant l’opposition en Turquie. En réponse, Ankara a dénoncé les « tactiques politiques mesquines » de Netanyahou, affirmant que la présentation de la Turquie comme une menace vise à servir les intérêts politiques du gouvernement israélien. Cette escalade verbale se déroule dans un contexte de tensions croissantes autour de la Syrie, où la Turquie cherche à accroître son influence après la chute du régime de Bachar al-Assad. Israël, de son côté, intensifie ses opérations militaires en Syrie, s’inquiétant de la présence turque près de zones qu’il juge stratégiques.
Dans un autre registre, la Chine a fermement réagi aux menaces de sanctions économiques formulées par les États-Unis contre les pays qui continueraient de soutenir Téhéran. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que « les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème ». Il a plaidé pour une approche politique et diplomatique, dénonçant les « sanctions unilatérales illégales » qui, selon lui, n’ont aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Enfin, la rédaction de 20 Minutes reste mobilisée pour fournir des informations sur le conflit au Moyen-Orient. Bien que les combats aient momentanément cessé, les tensions demeurent élevées entre les États-Unis et l’Iran, exacerbées par les menaces de sanctions économiques de l’administration Trump envers Téhéran et ses alliés.
