International

Enquête antiterroriste sur Israël pour « tortures » et « crimes de guerre » en Gaza.

Une enquête a été ouverte ce vendredi à Paris pour tortures et crimes de guerre, suite à un signalement du gouvernement sur le traitement des Français de la flottille pour Gaza par les autorités israéliennes. Trente-sept ressortissants français ont été expulsés après avoir été arrêtés par les forces israéliennes lors de l’interception de leur flottille à destination de Gaza.


Une enquête a été ouverte ce vendredi à Paris pour tortures et crimes de guerre, suite à un signalement du gouvernement concernant le traitement réservé à des Français de la flottille pour Gaza par les autorités israéliennes, selon des informations obtenues auprès du Parquet national antiterroriste (Pnat) français.

Le Pnat a précisé avoir confié à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité cette enquête préliminaire ouverte pour « tortures, au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984 » et « crimes de guerre. »

Fin mai, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a suscité un tollé au sein de son propre gouvernement et à l’étranger en diffusant une vidéo de militants d’une nouvelle « flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées après leur arrestation en mer.

Les forces israéliennes avaient arraisonné au large de Chypre la cinquantaine de bateaux de cette flottille, et les quelque 430 membres d’équipage avaient été amenés de force en Israël puis détenus à la prison de Ktziot (sud), selon l’organisation israélienne de défense des droits humains Adalah, qui assure leur représentation légale et leur défense. Ces militants, dont 37 ressortissants français, ont depuis « tous été expulsés », affirment les autorités israéliennes.