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Air Canada change de patron, son niveau de français insuffisant.

Michael Rousseau, qui était aux commandes d’Air Canada depuis cinq ans, a annoncé sa démission après avoir été critiqué pour son manque de maîtrise du français. Air Canada a nommé Anko Van der Werff à sa tête, un Néerlandais qui prendra ses fonctions fin janvier et qui a affirmé être « conscient de l’importance de servir les Canadiens dans les deux langues officielles ».


On ne plaisante pas avec l’utilisation du français au Canada. Après avoir dirigé la compagnie aérienne Air Canada pendant cinq ans, Michael Rousseau n’a pas pu faire face à une controverse concernant son insuffisance en français.

La situation a été déclenchée par un message de condoléances suite au décès de deux pilotes de la compagnie dans un accident à l’aéroport La Guardia de New York. Ce communiqué, rédigé presque exclusivement en anglais, a suscité l’indignation de plusieurs élus canadiens. L’Assemblée nationale du Québec a voté à une large majorité une motion demandant sa démission. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a également exprimé sa « très grande déception » face à cette communication, jugeant que Michael Rousseau avait « manqué de jugement et de compassion ».

Quelques jours plus tard, Michael Rousseau a annoncé sa démission, précisant qu’il était « toujours dans l’incapacité de s’exprimer en français de façon adéquate », et ce, malgré « de nombreuses leçons » de français suivies « pendant plusieurs années ».

Pour le remplacer, Air Canada a déclaré ce mercredi avoir nommé à sa tête Anko Van der Werff, PDG de la compagnie aérienne scandinave SAS. Le Néerlandais, qui entrera en fonction fin janvier, a été sélectionné car il remplissait « un certain nombre de critères de performance, dont la capacité à communiquer en français », a indiqué la compagnie.

Dans une vidéo publiée par Air Canada, le Néerlandais a affirmé être « conscient de l’importance de servir les Canadiens dans les deux langues officielles ». Il a promis de « s’investir pleinement dans l’exercice de [ses] fonctions » à cet égard.

« En tant qu’Européen, je comprends l’importance de la langue dans l’identité », a-t-il précisé dans un autre message aux employés de la compagnie, révélant qu’il avait « eu la chance, comme beaucoup de Néerlandais de [sa] génération, d’apprendre le français à l’école ».