
Afrique du Sud : De Beers suspend l’exploitation d’une mine de diamants deux ans
Le producteur sud-africain De Beers a annoncé ce lundi la suspension temporaire de l’extraction dans sa plus grande mine de diamants en Afrique du Sud pour une période de deux ans. La mine de Venetia, exploitée par De Beers depuis plus de trente ans, représente plus de 40 % de la production annuelle de diamants de l’Afrique du Sud.
Le marché mondial de la joaillerie traverse une période de turbulences économiques importantes. Le producteur sud-africain De Beers a annoncé ce lundi son intention de geler temporairement l’extraction dans sa plus grande mine de diamants en Afrique du Sud, en raison de perspectives à court terme particulièrement difficiles, tout en poursuivant ses projets de modernisation sur site.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de restructuration pour le groupe. De Beers est majoritairement détenu par le géant minier britannique Anglo American, qui envisage de se désengager alors que le marché du diamant naturel est de plus en plus confronté à la concurrence des diamants synthétiques.
« Les conditions de marché pour les diamants bruts devraient rester difficiles à court terme », a déclaré le diamantaire sud-africain dans un communiqué, signalant une baisse de production et la fermeture de plusieurs mines par divers exploitants.
Dans le cadre de mesures récentes visant à renforcer la résilience de l’entreprise, De Beers prévoit de suspendre la production de la mine de Venetia en Afrique du Sud pendant deux ans afin de réduire les coûts, tout en rééchelonnant les dépenses d’investissement liées à son projet souterrain. La mine de Venetia, située près de la frontière avec le Zimbabwe et le Botswana, est exploitée par De Beers depuis plus de trente ans et emploie environ 4.400 personnes. Elle représente plus de 40 % de la production annuelle de diamants d’Afrique du Sud et en est le premier producteur en valeur.
En 2012, l’entreprise avait entamé des travaux de creusement sous Venetia, anciennement la plus grande mine à ciel ouvert du pays, pour atteindre des gisements situés à plus de 1.000 mètres de profondeur. Elle avait auparavant annoncé que ce méga-projet d’exploitation souterraine devait générer environ quatre millions de carats de diamants par an.
Cette décision concernant Venetia fait suite à la suspension, décidée plus tôt cette année, d’un projet d’extension de la mine de Gahcho Kué, au Canada, a précisé la société.
