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La TVA sur les climatiseurs réversibles passe à 5,5 %, jusqu’à 850 € d’économie

L’installation d’un climatiseur (pompe à chaleur réversible) est désormais beaucoup moins onéreuse. Depuis le 18 juillet dernier, ces équipements bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5 % au lieu de 20 %. Cette mesure permet de réaliser des économies significatives, à condition toutefois de choisir un modèle éligible.

Face à la multiplication des épisodes caniculaires en France, les pouvoirs publics ont été largement critiqués pour leur manque d’anticipation face à la crise climatique. En réponse, le gouvernement a décidé d’agir. Plusieurs mesures ont été mises en place, y compris la réduction de la TVA sur les pompes à chaleur air-air.

Ces équipements profitent désormais d’un taux réduit de 5,5 %, suite à la publication d’un arrêté au Journal officiel le 17 juillet. Cette baisse permet aux ménages d’économiser plusieurs centaines d’euros lors de leur achat.

Pour les pompes à chaleur air-air, également appelées climatiseurs réversibles, la TVA passe ainsi de 20 % à 5,5 %, à condition que l’appareil soit installé par un professionnel (l’achat seul, sans installation, reste soumis à une taxe de 20 %). Selon les calculs de BFMTV, cette réduction représente une économie pouvant atteindre 360 euros pour un appareil vendu 2 500 euros, adapté à un petit appartement.

Pour les équipements plus puissants destinés aux maisons individuelles, le gain peut atteindre 850 euros. Il est à noter que ces appareils peuvent également être éligibles à MaPrimeRénov’, à condition qu’ils soient installés dans le cadre d’une rénovation d’envergure.

Cependant, tous les modèles ne sont pas concernés. Pour bénéficier du taux réduit, l’équipement doit répondre à plusieurs critères de performance énergétique et environnementale définis par l’arrêté.

Pour les pompes à chaleur d’une puissance inférieure à 12 kW (qui représentent la majorité des installations chez les particuliers), l’appareil doit afficher au minimum la classe A++ pour un mono-split (une seule pièce) ou A+ pour un multi-split (plusieurs pièces), tant en chauffage qu’en refroidissement. Les modèles de plus de 12 kW doivent, quant à eux, respecter des seuils précis d’efficacité énergétique saisonnière, variant selon leur configuration.

Les équipements doivent également utiliser des fluides frigorigènes conformes à la réglementation européenne. Dans le cadre du règlement F-Gas, la Commission européenne a en effet prévu l’interdiction progressive de certains fluides fortement émetteurs de gaz à effet de serre.

Enfin, le climatiseur doit être connecté et pilotable à distance, une fonctionnalité qui permet d’optimiser son fonctionnement et de mieux maîtriser la consommation d’énergie.

Un point souvent négligé : le taux réduit ne concerne que les installations réalisées par un professionnel, dans un logement à usage d’habitation achevé depuis plus de deux ans. Un appareil acheté seul, sans installation, ou installé dans un logement neuf reste soumis à une taxe de 20 %.

La nouvelle mesure devait initialement entrer en vigueur en septembre 2026, mais les vagues de chaleur ayant frappé la France ont accéléré sa mise en œuvre. Elle a été instaurée afin de rendre les climatiseurs réversibles plus accessibles financièrement pour les ménages.

Il s’agit également d’une stratégie d’adaptation du parc immobilier français au changement climatique, visant à améliorer le confort thermique des logements durant l’été.

En effet, une étude menée par le syndicat Ignes, l’Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment et le cabinet Pouget Consultants, révèle que la majorité des logements français résistent mal aux fortes chaleurs.

Plus surprenant encore, certains logements affichant un bon Diagnostic de performance énergétique (DPE) offrent malgré tout un confort d’été insuffisant. Par ailleurs, cette même étude souligne qu’un logement sur deux en France est considéré comme une bouilloire thermique sur le DPE, c’est-à-dire qu’il peine à évacuer la chaleur.