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La Steam Machine de Valve : exécution simultanée de Windows et SteamOS

Valve a publié des pilotes Windows officiels pour sa Steam Machine, avec un message précisant qu’installer Windows efface SteamOS, sans possibilité de garder les deux systèmes. Il est possible d’avoir SteamOS et Windows en même temps, sur deux partitions ou deux SSD différents, mais cela nécessite une manipulation qui n’est pas clé en main.


Valve n’a pas prévu de dual-boot officiel pour la Steam Machine, mais il est tout de même possible de faire coexisté SteamOS et Windows. J’ai testé cette méthode : elle est un peu complexe, mais opérationnelle.

Valve a publié des pilotes Windows officiels pour sa Steam Machine, avec un message clair : l’installation de Windows efface SteamOS, sans option pour conserver les deux systèmes. L’entreprise prévoit un assistant de dual-boot dans une future version de SteamOS. Cependant, la machine peut faire fonctionner deux systèmes d’exploitation simultanément ; c’est le programme d’installation de SteamOS qui ne propose pas encore l’outil adéquat pour le gérer correctement. J’ai souhaité vérifier par moi-même, et cette distinction est importante.

La Steam Machine fonctionne sous SteamOS, le système basé sur Linux développé par Valve, et le boîtier est vendu au prix de 1 049 €. Le pack de pilotes inclut les drivers pour la carte graphique, le Wi-Fi, le Bluetooth et le lecteur de cartes SD, compatibles avec Windows 10 en 64 bits et Windows 11. Cette machine est équipée d’un processeur AMD Zen 4 à six cœurs allant jusqu’à 4,8 GHz, d’une carte graphique RDNA 3, de 16 Go de mémoire vive et de 8 Go de VRAM dédiée. Elle constitue donc un véritable PC de salon sous Windows, notamment pour les jeux nécessitant anti-triche et ne tournant que sur l’OS de Microsoft.

Bien qu’il n’y ait pas de dual-boot officiel, il est possible de forcer le choix au démarrage. J’ai réalisé le test sur une machine : il est en effet possible d’avoir SteamOS et Windows en même temps, sur deux partitions ou deux SSD différents.

Ce n’est pas le dual-boot simplifié promis par Valve, avec un joli menu qui apparaît à chaque fois que l’on démarre. Le démarrage sur l’autre partition ou disque s’effectue via le menu de boot de l’UEFI, le micrologiciel de la carte mère. On éteint la machine, on accède à ce menu au démarrage et l’on choisit : Linux ou Windows. L’inverse est également faisable. Pour une transition plus fluide, un gestionnaire de démarrage tiers tel que rEFInd permet d’afficher un menu de sélection à chaque démarrage, comme cela est fait depuis des années par les utilisateurs de Steam Deck.

La manipulation requiert un peu de configuration. Il faut créer un espace pour le second système sans tout effacer, et surtout ne pas sélectionner l’option qui formate le disque entier lors de l’installation de Windows, car cela entraînerait la suppression de SteamOS. Cela reste accessible à ceux qui ont déjà installé SteamOS sur un PC, mais ce n’est pas aussi simple qu’un assistant intégré. C’est précisément à ce niveau que la Steam Machine révèle sa véritable nature : ce n’est pas une console verrouillée comme une PlayStation, mais un PC que vous pouvez configurer à votre guise, y compris en l’assemblant vous-même pour un coût réduit.

Si vous souhaitez conserver SteamOS tout en ajoutant Windows dès maintenant, c’est donc réalisable, mais cela s’adresse à ceux qui ne craignent pas le partitionnement et les menus de démarrage. Pour les autres, attendre l’assistant officiel de Valve demeure un choix raisonnable.