
Tour de France 2026 : Vingegaard ne prépare pas seul, Seixas parmi les favoris
Mauro Schmid a quitté le groupe de tête avec une avance de 2’30. Paul Seixas a connu un souci mécanique relativement tôt dans l’étape, mais il a réussi à revenir sans trop de difficultés.
Le gagnant de Belfort a rejoint le petit groupe de tête et a lancé une attaque un peu audacieuse, à mon sens, prenant 2 minutes et 30 secondes d’avance, ce qui équivaut à 200 mètres à pleine vitesse pour Pogačar.
Le Français Ewen Costiou a comblé les 20 secondes qui le séparaient du groupe de tête au sommet de la Croisette. Bien qu’il risque de le regretter dans le dernier col, il fait preuve de beaucoup de caractère.
Adam Yates, coéquipier de Pogačar, n’a pas pédalé une seule fois depuis le début de l’étape. Il suit sereinement toutes les accélérations sans se fatiguer et n’a pas cherché à suivre Simmons tout à l’heure. Il attend patiemment que Pidcock ramène le petit groupe dans la descente.
Lenny Martinez, moins médiatisé que Seixas, réalise à 23 ans une belle course. Le Français de Bahrain se classe 8e au général et a réussi à ne pas connaître un seul jour sans participer cette fois, ce qui était une de ses faiblesses auparavant.
Quinn Simmons a marqué un grand coup en prenant 20 secondes d’avance sur ses anciens compagnons d’échappée en moins d’un kilomètre. Il a même réussi à repasser au-dessus des 3 minutes d’avance sur le peloton, toujours contrôlé par l’équipe Visma de Jonas Vingegaard.
Pidcock, de petite stature, n’a pas réussi à suivre l’attaque de Simmons après avoir déjà essoré tout le monde. Big up au grimpeur breton Costiou qui tient bon tant bien que mal, alors qu’ils ne sont plus que cinq à quelques secondes derrière l’Américain.
Pidcock impose un rythme soutenu à son groupe, ne comptant plus que dix coureurs avec lui et semble que aucun Français ne parvient à suivre. Visma met également la pression dans le peloton, il reste moins de 30 coureurs autour de Vingegaard et Pogačar, les hostilités commencent très tôt.
À 55 kilomètres de l’arrivée, l’échappée commence à se désagréger, tous les non-grimpeurs souffrent, laissant perplexe sur leur participation. C’est également difficile pour Bernal.
La montée du col de la Croisette se profile, courte de moins de 5 km mais avec des pentes de 11 % en moyenne, ce qui devrait trier les coureurs dans l’échappée. La présence de Pidcock complique la tâche pour les autres. Ce dernier avait déclaré samedi qu’il ne tenterait plus de se joindre à l’échappée, mais il semble qu’il change d’avis.
Avec trois minutes d’avance, cela pourrait ne pas suffire en fonction de l’arrivée difficile qui les attend.
Il ne faut pas trop surestimer Evenepoel, qui pourrait encore distancer les autres aujourd’hui. Seixas pourrait viser une troisième place au général mais pourrait la perdre mardi lors du contre-la-montre qui lui est favorable.
Egan Bernal prend régulièrement ses relais sans se plaindre, sa présence dans une échappée de ce type rappelle la grandeur d’un cycliste qui a déjà conquis le Tour, mais son terrible accident l’a profondément changé.
Paul Seixas a rencontré un problème mécanique relativement tôt dans l’étape. Il est parvenu à revenir sans dépenser trop d’énergie. Bien qu’il connaisse bien la montée finale, rien ne garantit qu’il pourra tenter une attaque pour la victoire, mais il pourrait être tenté si ses jambes le lui permettent.
L’équipe Visma commence à rouler dans le peloton, alors qu’elle a envoyé deux coureurs en échappée, Armirail et Campanaerts. La stratégie globale semble confuse, reminiscent de la Movistar des années Quintana-Valverde, alors que l’écart se stabilise à 2 minutes et 15 secondes, et Pogačar semble se réjouir de la situation, envoyant également un équipier pour relayer.
Yates, Bernal, Pidcock, Healy, et Vauquelin font partie des principaux concurrents présents devant. Toutes les équipes sont presque représentées, y compris UAE et Visma avec Armirail. On note également Alex Baudin, Guillaume Martin, et Aurélien Paret-Peintre, ainsi que Mauro Schmid, récent vainqueur, et Quinn Simmons en tant que champion américain.
L’échappée est formée avec déjà deux minutes d’avance. Les UAE semblent avoir décidé de laisser filé cette fois, et la victoire semble se jouer parmi les 24 coureurs présents en tête. Parmi eux, Pidcock, le mieux classé au général, une position qui ne plaît pas à certaines équipes qui ne lui laisseront pas beaucoup de marge une fois que le groupe aura pris 5 minutes.
J’arrive juste à temps pour assister à la grande bataille visant à prendre l’échappée. Il y a des attaques de partout et je ferai un point lorsque la course aura trouvé son rythme. Actuellement, environ une trentaine de coureurs ont 20 secondes d’avance sur le peloton principal. Une information notable est le contrôle nocturne subi par Pogačar et Vingegaard, un événement très rare dans le Tour.
Les fans espèrent que cette étape sera spectaculaire, malgré l’absence des Bleus au mondial. Paul Seixas est également présent et il sera intéressant de voir s’il parviendra à se frotter à la difficile montée de Solaison qu’il connaît si bien, même si Tadej Pogačar ne lui laissera probablement pas beaucoup d’espace. Rêvons un peu, non ?
