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TikTok paie 400 millions de dollars pour régler des poursuites aux États-Unis sur la protection des enfants.

TikTok fait face à des conséquences financières importantes. Le réseau social a accepté de débourser jusqu’à 400 millions de dollars pour mettre un terme à des poursuites aux États-Unis, liées à la collecte de données personnelles d’enfants de moins de 13 ans. Cette annonce a été faite vendredi par le ministère américain de la Justice, dans un contexte de vigilance accrue concernant la protection des mineurs sur les plateformes numériques, tant aux États-Unis qu’en Europe.

Les accusations portent sur des faits remontant à août 2024, lorsque le ministère de la Justice et la Federal Trade Commission (FTC) ont reproché à TikTok d’avoir « sciemment » permis à des millions d’enfants de créer des comptes et de collecter leurs informations personnelles sans le consentement parental. Les autorités ont également pointé du doigt les comptes créés en « Kids Mode », censés être sécurisés pour les jeunes utilisateurs.

La plainte indique que ces enfants ont pu « interagir avec des utilisateurs adultes et accéder à des contenus pour adultes ». En outre, TikTok aurait négligé certaines demandes de suppression de comptes émanant de parents. Il est important de noter que cet accord ne constitue pas une admission de culpabilité de la part de l’entreprise.

Dans le cadre de cet accord, TikTok devra verser immédiatement 300 millions de dollars. De plus, jusqu’à 100 millions de dollars supplémentaires pourraient être requis si un tribunal annule une ordonnance de 2019 qui régule ses pratiques, suite à un précédent accord avec la FTC. À l’époque, Musical.ly, l’application acquise par ByteDance et intégrée à TikTok, avait accepté de payer 5,7 millions de dollars. Le ministère considère cet accord comme « l’un des plus importants jamais obtenus » en vertu de la loi COPPA, qui protège les données personnelles des enfants de moins de 13 ans sur Internet depuis 1998.

Parallèlement, TikTok a opéré des changements significatifs dans sa structure aux États-Unis. En janvier, l’application a été transférée sous le contrôle d’une coentreprise majoritairement américaine, après avoir été initialement détenue par le groupe chinois ByteDance. Ce changement visait à éviter une interdiction votée par le Congrès. Actuellement, ByteDance détient moins de 20 % du capital. Le ministère a souligné que TikTok a depuis modifié son actionnariat, sa direction et ses procédures, en introduisant des mesures « destinées à renforcer les garde-fous pour les jeunes utilisateurs » ainsi que le « contrôle parental ».

La pression sur TikTok ne se limite pas aux États-Unis. Fin juillet 2026, la Commission européenne a également critiqué la plateforme pour son insuffisance dans la protection des mineurs, notamment face au cyberharcèlement et à des prédateurs potentiels. Aux États-Unis, TikTok est impliqué dans un contentieux plus large qui concerne également d’autres géants comme Meta, Snapchat et YouTube, accusés par des familles, des collectivités scolaires et plusieurs États d’avoir contribué à la détérioration de la santé mentale des adolescents.