
Le procureur du Roi de Bruxelles dénonce une tentative d’influence d’un député bruxellois
Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a raconté publiquement avoir reçu l’appel d’un député bruxellois lui demandant d’intervenir pour faire libérer une personne détenue. Cette anecdote, rapportée lors d’un échange sur la probité en politique, a aussitôt suscité une réaction au parlement bruxellois, où l’opposition Ecolo demande des clarifications.
Une anecdote qui met en cause une tentative d’intervention
Selon le récit de Julien Moinil, un député l’aurait contacté en lui expliquant connaître une personne en prison et en lui demandant s’il pouvait obtenir sa libération. Le procureur a présenté cet épisode devant un public, en réponse à une question du journaliste Louis Colart, chef du pôle Enquêtes du Soir, sur l’existence d’un éventuel problème de probité dans la politique bruxelloise.
Le magistrat n’a pas donné le nom du député ni celui de la personne détenue. Il a toutefois indiqué avoir vérifié de qui il s’agissait avant de répondre, et a fait une référence à Anne-Marie Lizin, ancienne bourgmestre de Huy et ancienne présidente du Sénat, connue pour avoir déjà adressé des courriers à des magistrats dans des dossiers sensibles.
Réaction politique à Bruxelles
Les propos du procureur ont été jugés problématiques par Zakia Khattabi, cheffe de groupe Ecolo au parlement bruxellois. Dans sa réaction, elle estime qu’une telle déclaration fait peser un soupçon sur l’ensemble des députés bruxellois, alors même qu’aucun nom n’a été rendu public. Elle considère qu’il s’agit d’une accusation grave et demande que la situation soit clarifiée.
Son intervention souligne une tension entre deux exigences : d’un côté, la dénonciation d’éventuelles pressions exercées sur la justice ; de l’autre, la nécessité de ne pas laisser planer une suspicion générale sur les élus sans précision sur les faits ou sur l’identité de la personne concernée.
Ce que l’on sait et ce qui reste flou
La source ne permet pas de savoir si l’appel évoqué par Julien Moinil a eu une suite concrète, ni si une procédure a été ouverte. Elle ne précise pas non plus quand l’échange a eu lieu, ni dans quel cadre exact le procureur s’exprimait. En revanche, elle montre qu’un simple récit public a suffi à relancer le débat sur les relations entre responsables politiques et magistrats à Bruxelles.
Le point central reste donc la portée de cette anecdote : elle illustre, selon le procureur, une tentative d’influence, tandis que l’opposition demande que les accusations soient formulées avec davantage de précision pour éviter toute généralisation.
Ce qu’il faut retenir
- Julien Moinil affirme qu’un député bruxellois l’a appelé pour demander la libération d’une personne en prison.
- Zakia Khattabi, pour Ecolo, juge que ces propos exigent des clarifications et ne doivent pas faire peser un soupçon sur tous les députés.
- La source ne donne ni le nom du député, ni celui de la personne détenue, ni d’élément confirmant une suite judiciaire.
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