
Six suspects arrêtés pour des feux de forêt à Fontainebleau.
Plus de 2.000 hectares de forêt de Fontainebleau ont été parcourus par les flammes. Deux personnes ont été placées en garde à vue mardi matin pour l’incendie qui a démarré dimanche autour de l’A6, ayant ravagé environ 1.600 hectares en 48 heures.
Alors que plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau ont été ravagés par les flammes, six individus ont été placés en garde à vue, a déclaré la procureure de Fontainebleau (Seine-et-Marne), Diane Ngomsik, dans un communiqué.
Les profils des six personnes interpellées sont les suivants :
Deux hommes nés en 2007, sans « aucun lien » entre eux : l’un est pompier volontaire à Fontainebleau et a reconnu avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence ». L’autre suspect a admis « avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette » à un autre endroit où un incendie a commencé. Aucun des deux n’a d’antécédent judiciaire. Ils sont soupçonnés d’avoir causé des départs de feux distincts lundi, le premier à Arbonne-la-Forêt et le second près de la Faisanderie, à proximité de Fontainebleau. Diane Ngomsik a précisé qu’« aucun lien entre ces deux mis en cause n’a été établi » et que leur garde à vue a été prolongée.
Concernant les deux autres suspects liés à l’incendie de lundi, l’un d’eux est né en 1975 et est inconnu des services de justice, tandis que l’autre, né en 2005, a déjà des antécédents judiciaires pour des faits routiers. Ils sont également en garde à vue pour leur implication dans l’incendie qui a éclaté lundi après-midi et qui avait déjà ravagé 450 hectares mardi à la mi-journée.
Enfin, deux personnes ont été placées en garde à vue mardi matin pour l’incendie qui a débuté dimanche autour de l’A6, provoquant la fermeture d’un tronçon de l’autoroute et détruisant environ 1 600 hectares en 48 heures. Concernant cet incendie, la procureure de Fontainebleau a fait savoir que « l’hypothèse d’un départ de feu susceptible d’être lié à des travaux réalisés à proximité immédiate de l’autoroute A6 fait l’objet de vérifications approfondies », tout en indiquant que le parquet explorait « toutes les hypothèses, tant accidentelle que volontaire ».
