
Présidentielle 2027 : un sondage désapprouve Marine Le Pen, Bardella crispé.
Marine Le Pen a dévoilé un site de campagne et une affiche exaltant le thème de « la renaissance » dès mardi soir. D’après un sondage Elabe pour BFMTV, 59% des sondés estiment que Marine Le Pen a tort de se présenter à la présidentielle malgré sa condamnation.
Ce live est désormais terminé. Merci d’avoir suivi avec nous cette première journée de campagne de la candidate Marine Le Pen.
Marine Le Pen joue la carte de la « Renaissance ». À peine revenue sur le devant de la scène politique, Marine Le Pen a présenté dès mardi soir un site de campagne ainsi qu’une première affiche mettant en avant le concept de « renaissance », tant pour la France que pour elle-même, après que beaucoup l’aient considérée comme hors course. « Le sens de notre campagne, c’est d’œuvrer à la renaissance de la France », a-t-elle affirmé lors de son déplacement, accompagné de Jordan Bardella, sur un marché à La Flèche, dans la Sarthe.
Un autre sondage pas favorable à Marine Le Pen. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 59 % des personnes interrogées estiment que Marine Le Pen a tort de se présenter à la présidentielle malgré sa condamnation, tandis que 22 % pensent que Jordan Bardella aurait été un meilleur candidat. En revanche, un sondage réalisé par Odoxa pour Le Figaro indique que 51 % des sondés considèrent que Marine Le Pen a raison de se porter candidate.
Le visage « crispé » de Jordan Bardella. Dans la Sarthe, bien que Marine Le Pen soit tout sourire, Jordan Bardella ne semble pas partager le même enthousiasme. Un journaliste de l’AFP décrit son « visage plutôt fermé » et une « mâchoire un peu crispée », notant qu’il se contente d’acquiescer. « Je me réjouis que Marine puisse porter nos couleurs », a-t-il déclaré, mais sans conviction apparente. Cela peut se comprendre, alors qu’il était en pole position pour lui succéder au RN et qu’il évolue dans l’ombre de la candidate, qui lui a promis un poste de Premier ministre en cas de victoire.
Le souvenir de François Fillon… En se rendant dans la Sarthe, Marine Le Pen a foulé les terres de François Fillon. En 2017, celui qui était favori dans les sondages a été mis en examen durant la campagne pour avoir faussement employé sa femme comme assistante parlementaire, étant ainsi éliminé au premier tour, ce qui avait ouvert la voie à Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Peu de chance qu’un bracelet vienne entraver la campagne. Étant donné les délais d’exécution de peine, même si le pourvoi de Marine Le Pen était rejeté, il semble peu probable qu’elle doive porter un bracelet électronique durant la campagne présidentielle. La Cour de cassation a annoncé mercredi qu’elle « pourrait » statuer sur le pourvoi de Marine Le Pen concernant sa condamnation dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du Front national « au plus tard début avril 2027 », alors que le premier tour est prévu pour le 18 avril.
Les Français mitigés sur le choix de Marine Le Pen. D’après un sondage Odoxa pour Le Figaro, 51 % des sondés estiment que Marine Le Pen a raison de se présenter, car elle est « la candidate naturelle de son parti ». En revanche, 46 % pensent qu’elle « a tort » et que « Jordan Bardella aurait fait un meilleur candidat qu’elle ». Parmi les sympathisants du RN, 63 % estiment qu’elle a raison de se porter candidate, alors que 37 % jugent le contraire.
Avec des si, on met Paris en bouteille. Marine Le Pen n’a pas répondu aux journalistes interrogeant sur l’éventualité d’un rejet de son pourvoi. Lorsqu’on lui a demandé si elle interromprait sa campagne en cas d’obligation de porter un bracelet électronique, elle a répondu : « Avec des si, on met Paris en bouteille », affirmant qu’elle « ne jouait pas la montre ».
Marine Le Pen agacée par certaines questions. Face à la pression des journalistes présents au marché, Marine Le Pen a manifesté de l’agacement. « Je ne vais pas passer la campagne présidentielle à vous faire des analyses juridiques », a-t-elle affirmé. Elle a ajouté que si ses adversaires n’avaient pas d’autres arguments, c’était qu’ils n’avaient rien à proposer aux Français.
La Cour de cassation « pourrait » se prononcer « au plus tard début avril 2027 ». La plus haute instance judiciaire a indiqué qu’elle pourrait se prononcer sur le pourvoi de Marine Le Pen contre sa condamnation dans l’affaire des assistants d’eurodéputés « au plus tard début avril 2027 ». Cependant, ce calendrier peut évoluer en fonction des facteurs procéduraux, le premier tour de l’élection présidentielle étant prévu pour le 18 avril 2027.
Marine Le Pen en appelle au ministère de l’Intérieur. « J’espère que le ministère de l’Intérieur mettra en place les conditions qui permettront à tous les candidats de pouvoir faire campagne normalement, sans violences », a déclaré la candidate après ce déplacement compliqué.
Une déambulation écourtée. À La Flèche, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont connu un accueil mitigé, entre applaudissements et sifflets. Des manifestants, équipés de casseroles, se sont joints à l’événement pour perturber la sortie. « Pas de délinquants au gouvernement ! », ont-ils scandé. Après environ vingt minutes à naviguer dans la foule, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été contraints de quitter les lieux pour se rendre à l’Hôtel de ville.
Que dit l’arrêt de la cour d’appel qui a condamné Marine Le Pen ? La cour d’appel a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen pour détournement de fonds européens tout en réduisant sa peine d’inéligibilité. 20 Minutes a analysé le document de 341 pages précisant les motivations des juges.
Glucksmann dénonce « la règle Le Pen ». Sur RTL, Raphaël Glucksmann, possible candidat à la présidentielle, a critiqué « la règle Le Pen », soulignant qu’il était inadmissible qu’une personne condamnée puisse aspirer à la présidence de la République, qualifiant cela de déchéance politique.
Et si la Cour de cassation rejetait le pourvoi ? Si le pourvoi de Marine Le Pen devait être rejeté par la Cour de cassation, elle pourrait être contrainte de continuer sa campagne sous bracelet électronique.
Quelques manifestants et sifflets dans la Sarthe. À La Flèche, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont été accueillis par des applaudissements mêlés de sifflets, avec plusieurs manifestants brandissant des pancartes « Le Pen condamnée », ce qui a poussé les deux hommes politiques à écourter leur déambulation prévue sur le marché.
« Je suis innocente », lance Marine Le Pen. Marine Le Pen a affirmé : « J’ai effectué un pourvoi (en cassation) car je suis innocente des faits qui me sont reprochés ». Mardi, la cour d’appel a confirmé sa culpabilité pour détournement de fonds publics, mais le pourvoi en cassation lui permet de conserver son statut de « présumée innocente ».
Marine Le Pen « ne joue pas la montre ». Lors d’une conférence de presse à La Flèche, Marine Le Pen a assuré qu’elle « ne joue pas la montre » en lien avec son pourvoi. Elle a précisé : « Je suis une citoyenne qui use de ses droits » sur BFMTV, rappelant que la cour d’appel a confirmé son éligibilité.
« Nous entrons tous les deux en campagne ». Au lendemain de sa condamnation, Marine Le Pen a visité La Flèche, déclarant : « C’est le signal que nous entrons tous les deux en campagne ».
Bardella va travailler « main dans la main ». Jordan Bardella s’est réjoui que Marine Le Pen puisse représenter le RN à la présidentielle, assurant que les deux leaders travailleraient « main dans la main ».
