
Oise : Deux suspects en prison après la découverte d’un corps brûlé
Deux hommes âgés de 26 et 46 ans ont été mis en examen pour meurtre et placés en détention provisoire, mercredi, dans l’enquête sur la découverte d’un corps calciné dans le coffre d’une voiture incendiée à Plainval, dans l’Oise. Les deux suspects n’avaient pas reconnu les faits au cours de leur garde à vue.
Deux hommes, âgés de 26 et 46 ans, ont été mis en examen pour meurtre et placés en détention provisoire mercredi dans le cadre de l’enquête sur la découverte d’un corps calciné dans le coffre d’une voiture incendiée à Plainval, dans l’Oise. Le parquet de Senlis a indiqué que les deux suspects n’avaient pas reconnu les faits lors de leur garde à vue.
D’après le procureur Loïc Abrial, ces deux hommes, déjà connus de la justice pour des infractions routières et des délits liés à la consommation de stupéfiants, auraient eu un « différend très récent » avec la victime et étaient « en état d’ivresse manifeste » au moment des faits qui leur sont reprochés. Ils sont également poursuivis pour « modification de l’état des lieux d’un crime ou d’un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité ».
L’affaire a commencé dimanche lorsqu’un témoin a signalé la présence de fumée dans la forêt de Plainval. Les secours ont découvert un véhicule en flammes avec un corps à l’intérieur du coffre. L’autopsie a révélé de nombreuses fractures et blessures, mais la cause exacte du décès reste à établir. En raison de l’état du corps, l’identité de la victime doit encore être confirmée par une analyse ADN.
Le propriétaire du véhicule a été retrouvé et entendu, ce qui a permis aux enquêteurs « d’avoir une indication quant à l’identité présumée de la victime », a déclaré le procureur. Lundi, le parquet de Beauvais, qui a été dessaisi au profit de celui de Senlis, avait précisé que la victime semblait avoir eu une « altercation » avec les deux suspects à l’issue d’une fête communale organisée le samedi soir à Maignelay-Montigny.
Enfin, le procureur a rappelé que le code pénal prévoit la réclusion criminelle à perpétuité pour un meurtre commis par une personne en état d’ivresse manifeste, tout en soulignant que les deux mis en examen « demeurent présumés innocents à ce stade de la procédure ».
