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OCDE : les élèves français enregistrent des résultats historiquement bas au test Pisa

Les résultats des élèves français à l’enquête internationale Pisa de 2025 révèlent une situation alarmante, avec des performances qui atteignent des niveaux historiquement bas depuis le lancement de ce classement en 2000. Malgré cela, la France demeure dans la moyenne des pays de l’OCDE dans les disciplines évaluées, à savoir les mathématiques, la compréhension de l’écrit et les sciences.

Éric Charbonnier, expert en éducation au sein de l’OCDE, a souligné lors de la publication de l’étude que bien que la France soit toujours dans la moyenne de l’organisation, les résultats continuent de chuter. En effet, par rapport à la dernière évaluation de 2022, les scores ont diminué de 4 points en sciences, de 18 points en compréhension de l’écrit et de 16 points en mathématiques. L’OCDE estime qu’une baisse de 20 points équivaut à environ une année scolaire.

Depuis 2000, l’étude Pisa évalue les compétences des élèves de 15 ans, qui ont traversé des périodes de confinement et d’enseignement à distance lors de leur entrée au secondaire. Cette année, 6.500 élèves français issus de 289 établissements ont participé à l’évaluation, avec un accent particulier sur les sciences.

Sur la période allant de 2012 à 2025, les résultats ont globalement chuté dans toutes les matières : en sciences, la moyenne est passée de 499 à 483 points, en lecture de 505 à 456 points, et en mathématiques de 484 à 458 points. Notamment, depuis 2015, l’écart de performance entre les élèves issus de milieux socio-économiques favorisés et ceux défavorisés s’est réduit. Les résultats des élèves favorisés ont baissé, tandis que ceux des élèves défavorisés sont restés constants.

Un autre point préoccupant souligné par l’OCDE est que près d’un tiers des élèves français éprouvent de grandes difficultés en compréhension écrite, notamment pour répondre à des questions nécessitant des processus cognitifs complexes, comme l’analyse de textes longs ou la concentration.

L’étude met également en lumière une augmentation des absences d’enseignants : en 2025, 45 % des chefs d’établissement ont signalé un manque d’enseignants, contre seulement 15 % en 2015.

Dans une interview accordée au Monde, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a qualifié ces résultats de « préoccupants » tout en précisant qu’ils n’étaient « pas une surprise ». Il a noté que si les résultats en sciences restent stables, ceux en compréhension de l’écrit et en mathématiques continuent de se dégrader, creusant ainsi l’écart avec la moyenne de l’OCDE. Geffray a exprimé l’espoir que si des efforts sont faits sur la pédagogie et l’autonomie des établissements, la France pourrait retrouver une meilleure position dans le classement d’ici 2033.