France

Meurtre de Louis à Narbonne : 4.500 personnes rendent hommage au jeune homme

Environ 4.500 personnes ont défilé à Narbonne ce dimanche pour honorer la mémoire de Louis, battu à mort fin juin. Cinq jeunes, dont trois mineurs âgés de 16 à 19 ans, ont été mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire.

Une ultime marche marquée par un fort engagement politique. Des milliers de personnes ont défilé à Narbonne ce dimanche pour rendre hommage à Louis, mort à la suite d’une agression fin juin. Lors de cet hommage, la mère de l’adolescent tué a appelé à un durcissement des peines pénales, en présence de personnalités de droite, dont Éric Zemmour et Marion Maréchal.

La foule, compacte et pour la plupart habillée en blanc, comptait environ 4.500 personnes d’après la police. Elle a défilé depuis l’hôtel de ville jusqu’au chantier où Louis, âgé de 17 ans, a été abandonné par ses agresseurs avant de décéder à l’hôpital trois jours plus tard. « La racaille en prison, ni oubli ni pardon », « Français, défends-toi, tu es ici chez toi », s’élevait dans le cortège agrémenté de drapeaux tricolores.

Une chanson pour sa mère diffusée

« Serons-nous les prochains ? », pouvait-on lire sur une pancarte, bleu, blanc, rouge. Une fois arrivée devant le lieu des faits, la mère de Louis, qui a choisi de ne pas révéler son nom, et sa sœur Marie-Julie Marteau, assistante parlementaire du député RN du Var Philippe Lottiaux, ont pris place sur un porche surélevé.

Les organisateurs ont alors passé une chanson que Louis aurait écrite pour sa mère : « Maman, écoute, j’ai trop de choses sur le cœur, combien de fois tu as essuyé mes pleurs ? Combien de fois il n’y avait que toi dans le noir ? … ». Louis, passionné de guitare selon sa famille, faisait résonner ces paroles. Au sein de la foule silencieuse, de nombreuses personnes essuyaient leurs larmes.

Un plaidoyer pour un durcissement de la justice

« Ta guitare est toujours à la maison, elle restera silencieuse comme toi, désormais », a exprimé la mère de Louis, très émue. Son ton a ensuite changé, se teintant de colère froide. « Je ne veux plus entendre d’excuses basées sur la minorité. […] Mon fils avait une vie à construire, un avenir à réaliser. Il est inacceptable que ses assassins ne purgent que huit, dix ans, voire vingt ans pour les plus âgés, sans même parler de remises de peine pour bonne conduite », a-t-elle déclaré.

Cinq jeunes, dont trois mineurs âgés de 16 à 19 ans, ont été mis en examen pour tentative d’assassinat et placés en détention provisoire. « Je me battrai pour qu’ils prennent tous trente ans de peine ferme et incompressible », a-t-elle affirmé sous un tonnerre d’applaudissements. Le slogan « Justice pour Louis » résonnait dans la foule. « Nous allons redonner tout son sens au mot perpétuité, je le ferai pour toi, mon fils », a-t-elle ajouté. « La peine de mort ! », a crié un homme. « Oh non, ce n’est pas le moment », lui a répondu une femme, tandis que d’autres lui demandaient de se taire.

D’après la police, environ 400 identitaires se trouvaient dans le cortège, un nombre dépassant celui du précédent rassemblement, qui avait eu lieu une semaine plus tôt, au cours duquel la famille avait préféré ne pas participer pour éviter « toute récupération politique ».