
Guerre au Moyen-Orient : Détroit d’Ormuz « plus important » que « bombes atomiques ».
Un militaire iranien, le lieutenant Hamidreza Dehghani, de la marine de l’Armée de la République islamique d’Iran, a été tué par des frappes américaines au port de Jask. Le ministère des Affaires étrangères indien a confirmé que onze ressortissants indiens étaient à bord du navire attaqué dans le détroit d’Ormuz, dont dix ont été secourus et un est porté disparu.
Selon un média local, un militaire iranien a été tué ce dimanche par des frappes américaines. « Le lieutenant Hamidreza Dehghani, de la marine de l’Armée de la République islamique d’Iran, est tombé en martyr lors de l’attaque criminelle et terroriste perpétrée hier soir par les Etats-Unis contre le port de Jask », situé dans le sud de l’Iran et donnant sur le Golfe, ont rapporté les agences de presse Mehr et Tasnim, citant un responsable local.
Doha a condamné et qualifié de « dangereuse escalade » les attaques lancées par l’Iran contre son territoire. Le pays a également conseillé aux propriétaires de navires de « cesser leurs activités maritimes jusqu’à nouvel ordre », selon plusieurs médias.
« Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d’Iran le protégera », a déclaré Mohsen Rezaï, ancien chef des Gardiens de la révolution et conseiller militaire du guide suprême iranien, cité par l’agence Isna.
« Le sultanat d’Oman condamne avec la plus grande fermeté cette attaque et confirme qu’il prend toutes les mesures nécessaires pour faire face à ces développements afin de garantir la sécurité du pays et de ses habitants », a rapporté l’agence de presse officielle ONA. Le raid a été revendiqué par les Gardiens de la révolution iraniens.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a tenté un appel à la « désescalade » lors d’une conversation avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. « Le dialogue et la diplomatie restent la seule voie viable pour résoudre les différends et instaurer une paix et une stabilité durables dans la région », a-t-il affirmé dans un communiqué, appelant les parties à « faire preuve de retenue ».
Le journal iranien ultraconservateur Hamshahri a publié une liste de personnalités qui devraient payer pour la mort de l’ayatollah Ali Khamenei après ses funérailles. Figurent dans cette liste Donald Trump, Benyamin Netanyahou et Emmanuel Macron. Également mentionnés, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, ainsi que Giorgia Meloni, Friedrich Merz et le Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer. « Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit être accomplie, inévitablement. Ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d’une mort paisible dans leur lit », a déclaré Mojtaba Khamenei, supposé successeur de son père à la fonction de guide suprême.
Le ministère des Affaires étrangères indien a confirmé que onze ressortissants indiens se trouvaient à bord du navire attaqué dans le détroit d’Ormuz. Sur ces marins, « dix ont été secourus à ce stade et un ressortissant indien serait porté disparu », a précisé New Delhi dans un communiqué. Des opérations de secours sont en cours, a ajouté le ministère.
En représailles aux frappes américaines, l’Iran a lancé plusieurs attaques contre les pays du Golfe. Une base américaine au Qatar a été attaquée, tandis que les forces armées du Koweït ont annoncé dimanche qu’elles répondaient à des attaques aériennes. Par ailleurs, l’armée jordanienne a confirmé que trois missiles iraniens étaient tombés sur le territoire du royaume à l’aube, sans faire de victimes.
Les hostilités reprennent. Après avoir tiré sur un porte-conteneurs, les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir frappé un deuxième navire dans le détroit d’Ormuz. Plus tôt, l’Iran avait annoncé la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de ce point stratégique maritime.
Les Etats-Unis ont intensifié leurs frappes ce dimanche en Iran, en réponse à l’attaque par les forces iraniennes d’un navire marchand dans le détroit d’Ormuz. Les frappes ont ciblé « des sites de missiles et de drones iraniens, des moyens navals, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des postes de surveillance côtière », a annoncé le Centcom sur X.
