France

Gabriel Attal présente son plan eau : chasse au gaspillage, bouclier tarifaire en cas d’élection.

Gabriel Attal, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle de 2027, intensifie sa campagne en multipliant ses visites à travers la France. Ce lundi, il se rendra dans les Pyrénées-Orientales pour dialoguer avec des viticulteurs touchés par une grave pénurie d’eau. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de sa tournée en Bretagne, où il a récemment présenté son plan ambitieux sur la gestion de l’eau, dévoilé à l’AFP dimanche dernier.

Dans son approche, Attal refuse de prôner une décroissance, préférant transformer la question de l’eau en un levier de progrès et d’écologie. Pour faire face à la crise de l’eau, il propose d’initier une vaste campagne contre le « gâchis du siècle », en ciblant principalement les réseaux de distribution gérés par les collectivités locales. Son objectif est de réduire les fuites et, d’ici 2035, de récupérer 1.000 milliards de litres d’eau, soit l’équivalent de 400.000 piscines olympiques.

Un autre axe majeur de son plan concerne la réutilisation des eaux usées. Inspiré par des pratiques en Espagne, Attal souhaite lever certains obstacles administratifs afin que l’autorisation de réutilisation devienne automatique, à condition de respecter les normes en vigueur. Cette mesure, selon lui, pourrait fournir de l’eau recyclée à divers secteurs agricoles et industriels. Il envisage également un plan pour la collecte systématique des eaux de pluie sur les bâtiments publics et la transformation des parkings en espaces plus perméables et végétalisés pour favoriser l’infiltration dans les nappes phréatiques.

Bien que plusieurs initiatives aient déjà été mises en œuvre, comme le projet de loi d’urgence agricole récemment adopté par l’Assemblée, Attal estime qu’il est nécessaire d’aller plus loin. Il propose ainsi la création d’un « ministère de l’eau » qui travaillerait en étroite collaboration avec les élus locaux et regrouperait des experts techniques.

En cas d’élection, l’ancien bras droit d’Emmanuel Macron prévoit également de renforcer les sanctions en matière de sécheresse, avec des amendes pouvant atteindre 3.000 euros pour les particuliers et 15.000 euros pour les entreprises en infraction. Par ailleurs, il s’engage à maintenir des prix de l’eau abordables, en garantissant un tarif fixe pour les premiers litres essentiels, afin de protéger les classes moyennes et populaires des hausses excessives de factures.