France

Epargne : Livret A à 0,2 point et LEP à 2,5 %

La Banque de France propose ce mercredi de relever le taux du Livret A de 1,5 % à 1,7 % en raison du rebond de l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient. Concernant le Livret d’épargne populaire, la Banque de France propose de maintenir son taux à 2,5 %, soit 0,3 point de plus que les 2,2 % calculés par la formule.


La Banque de France a proposé ce mercredi d’augmenter le taux du Livret A, le produit d’épargne le plus prisé du pays. Actuellement rémunéré à 1,5 %, il devrait passer à 1,7 % en raison de la hausse de l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient.

Le nouveau taux du Livret A « est en légère hausse par rapport au taux actuel de 1,5 % fixé en janvier dernier, et reste au-dessus du niveau de l’inflation moyen observé sur les six derniers mois », a précisé la banque centrale dans un communiqué.

Bercy doit valider cette proposition ce mercredi. Les prévisionnistes avaient anticipé une hausse comprise entre 1,7 % et 1,8 %. Cette augmentation est le résultat attendu de l’inflation qui a atteint 2,4 % sur un an au mois de mai, selon l’Insee, en raison des conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Cette proposition doit toutefois être approuvée dans la journée par Bercy, avec des taux actualisés devant entrer en vigueur le 1er août. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, s’exprimera sur TF1 à 13 heures.

Les 58 millions de Livret A détenaient, à la fin du mois de mai, un total de 444,6 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de la Caisse des dépôts, qui rémunère une partie des intérêts versés en début d’année. Les montants déposés sur les Livrets A et les LDDS sont destinés au financement du logement social et des projets de la ville.

En ce qui concerne le Livret d’épargne populaire, qui est réservé aux ménages modestes et dont bénéficient 12 millions de personnes, la Banque de France propose de maintenir son taux à 2,5 %, soit 0,3 point de plus que les 2,2 % calculés par la formule. Ce geste est décrit par la Banque de France comme un « coup de pouce », surtout que ce produit attractif, peu mis en avant par les banques, peine à séduire sa clientèle.