
Deux-Sèvres : 1.500 personnes à une rave-party interdite pour risques d’incendie
Ils ont une fois de plus défié l’interdiction. Ce samedi après-midi, environ 1.500 personnes se sont réunies pour une rave-party à Aubigny, dans les Deux-Sèvres, malgré l’interdiction émise par la préfecture en raison des risques d’incendie. Des jeunes âgés de 20 à 30 ans faisaient la fête en maillot de bain, dansant et chantant sur une parcelle agricole située à proximité d’un bois, en pleine campagne, avec des extincteurs placés sur tous les côtés.
La rave-party, qui a commencé dans la nuit de vendredi à samedi, a conduit les gendarmes à établir un dispositif de sécurité au sol et dans les airs, un hélicoptère survolant la zone samedi. « Nous travaillons pour rendre la zone hermétique » et limiter les va-et-vient, ont déclaré des gendarmes présents sur place, qui tentaient de calmer des agriculteurs en colère.
L’organisation a assuré avoir anticipé les risques. La préfecture a interdit ce vendredi « tout rassemblement festif à caractère musical (free-party, rave-party, teknival) autres que ceux légalement déclarés ou autorisés » ce week-end afin de « garantir la sécurité de tous ». « Nous sommes en effet inquiets. Les pompiers et les gendarmes des Deux-Sèvres sont mobilisés sur les incendies, notamment ceux de Gironde. Il y a, avec ce rassemblement, de réels risques sanitaires et d’incendie », a-t-on appris samedi auprès de la préfecture, confirmant une information du Courrier de l’Ouest.
« Nous avons une équipe de maraude incendie, formée, qui circule pour éviter les barbecues, pour surveiller les groupes électrogènes », a déclaré un jeune bénévole. Le médiateur de la fête a reconnu que des drogues dures circulaient, affirmant avoir « des gens formés pour gérer cela ». Des pancartes proposaient à la vente différentes drogues avec les prix affichés (kétamine, cocaïne, LSD).
