France

Crash d’avion près de Nancy : familles et riverains au drame

L’accident d’avion survenu dimanche à Tomblaine près de Nancy a fait onze morts, comprenant cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote, toutes les personnes à bord étant décédées sans victimes collatérales. Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé se saisir de l’enquête judiciaire concernant cet accident, qualifié par le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile de « l’accident d’aviation générale le plus grave en termes de bilan humain » en France.


L’accident d’avion survenu dimanche à Tomblaine, près de Nancy, a causé la mort de onze personnes, rendant l’événement particulièrement tragique pour les proches des victimes ainsi que les témoins présents. Certaines familles, venues à l’aérodrome pour assister à un baptême de parachutisme, ont été bouleversées en voyant l’avion chuter. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a souligné que cela « ajoute au choc et au traumatisme psychologique qui en résulte ».

Des témoins de l’accident ont également décrit la scène. Un homme, qui a souhaité garder l’anonymat, a déclaré : « J’ai vu l’avion qui montait. Il avait vraiment le nez en l’air, et puis tout d’un coup, plus de bruit, et il est parti sur la droite. » Il a ensuite accouru sur le lieu de l’accident pour tenter d’éteindre les flammes avec un extincteur. Il a ajouté : « J’ai vu tous les corps sans vie à terre […] On a vu tout de suite qu’ils étaient morts sur le coup. »

Sabrina Kosmala, une habitante du quartier de 43 ans, a exprimé son choc : « On est choqués. Ça aurait pu tomber sur les maisons. » Résidente de Tomblaine depuis quatre ans, elle explique qu’elle voit passer des avions tous les jours, mais que c’était la première fois qu’elle était témoin d’un tel incident.

Une cellule d’urgence médico-psychologique a été mise en place pour soutenir les proches des victimes et les témoins de l’accident.

Une enquête ouverte

Les victimes comprennent cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote. Toutes les personnes présentes à bord ont trouvé la mort, et le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, a précisé qu’il « n’y a pas de victimes collatérales ».

L’appareil, un Pilatus immatriculé en Allemagne, avait « commencé à prendre son envol » de l’aérodrome de Nancy-Essey avant de « tomber subitement », a expliqué le ministre de l’Intérieur sur place. Vers 11h00, l’avion s’est écrasé à environ 300 mètres de la piste, sur une zone herbeuse, à proximité d’une zone résidentielle et de deux routes.

Le pôle accidents collectifs du parquet de Paris a annoncé qu’il se saisissait de l’enquête judiciaire. Selon le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile, cet accident est qualifié de « l’accident d’aviation générale le plus grave en termes de bilan humain » en France, l’« aviation générale » faisant référence à toutes les activités aériennes civiles, à l’exception du transport commercial.