
Canicule : Trois réacteurs nucléaires à l’arrêt en France.
Trois réacteurs nucléaires en France sont à l’arrêt ce mardi : les réacteurs n°2 à Golfech, depuis le 9 juillet, n°3 au Bugey, depuis le 10 juillet, et n°2 à Chooz, depuis le 11 juillet. L’Autorité de sûreté nucléaire fixe des limites de température de l’eau pour chaque site, ce qui oblige EDF à abaisser le niveau d’activité de ses centrales nucléaires dans certaines circonstances.
Toute la France s’est arrêtée pour se préparer au match France-Espagne de ce soir, y compris les centrales nucléaires. Trois réacteurs nucléaires situés au bord de fleuves sont encore à l’arrêt ce mardi en France : le réacteur n°2 à Golfech (Tarn-et-Garonne), arrêté depuis le 9 juillet, le n°3 au Bugey (Ain), arrêté depuis le 10 juillet, et le n°2 à Chooz (Ardennes), handicapé depuis le 11 juillet.
Il est évident que cette situation n’est pas liée à l’affrontement entre Yamal et Mbappé, mais plutôt à la canicule. Les réacteurs sont arrêtés “à cause des conditions climatiques” afin de respecter les limites de rejet de l’eau ayant servi au refroidissement des installations.
En outre, six autres réacteurs “peuvent être amenés à adapter leur puissance” en fonction de l’évolution de la situation. Il s’agit des réacteurs n°1 et 2 à Saint-Alban (Isère), des réacteurs n°1 et 3 au Blayais (Gironde), ainsi que des réacteurs n°4 et 5 à la centrale du Bugey, a précisé EDF.
La France dispose de 57 réacteurs nucléaires, qui représentent environ 70 % de sa production d’électricité. Tous sont situés au bord d’un fleuve ou de la mer pour faciliter le refroidissement des installations. Pour limiter les impacts sur les écosystèmes aquatiques causés par la chaleur de l’eau rejetée par les centrales, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASNR) impose à chaque site des limites de température de l’eau. Ces exigences contraignent EDF à réduire, dans certaines situations, le niveau d’activité de ses centrales nucléaires.
