
Volkswagen : le CEO annonce la perte de 50.000 emplois supplémentaires.
Le magazine Manager Magazin a indiqué fin juin que le nombre de départs chez le constructeur automobile pourrait doubler, avec un « calcul théorique » de 50.000 postes supplémentaires évoqué par M. Blume. Selon des informations de Manager Magazin, cette vague de départs pourrait s’accompagner de la fermeture de quatre usines : Hannovre, Zwickau, Emden et Neckarsulm (Audi).
Le magazine Manager Magazin a rapporté fin juin, s’appuyant sur des sources anonymes, que le nombre de départs au sein du plus grand constructeur automobile européen pourrait doubler. M. Blume a confirmé cette information en évoquant un « calcul théorique » prévoyant jusqu’à 50 000 postes supplémentaires, une initiative visant à réduire les coûts de l’entreprise de plusieurs milliards et à préserver sa compétitivité.
M. Blume a précisé que toutes les marques (VW, Audi, Skoda, Porsche…), les entreprises et les régions sont actuellement informées des besoins réels du groupe et des mesures possibles à mettre en œuvre.
Selon Manager Magazin, cette vague de départs serait accompagnée de la fermeture de quatre usines : celles de Hannovre, Zwickau, Emden et Neckarsulm (Audi). Le PDG a indiqué dans sa note qu’aucun programme concurrentiel n’a pu être élaboré pour ces quatre sites d’ici les années 2030. Il a toutefois souligné qu’il privilégie des « solutions intelligentes » pour éviter des fermetures.
Jeudi, le syndicat IG Metall a mené une action de protestation dans toute l’Allemagne pour dénoncer ces projets. Ce même jour, Oliver Blume a présenté ses intentions au conseil de surveillance du groupe. Actuellement, environ 657 000 personnes travaillent pour Volkswagen dans le monde. En décembre, l’usine de Dresde a fermé ses portes, un fait sans précédent pour un site allemand de l’entreprise. En février 2025, l’usine Audi Forest en Belgique avait également fermé, laissant environ 3 000 travailleurs sans emploi.
Volkswagen opère dans un environnement difficile, affecté par la levée des droits de douane aux États-Unis, la concurrence de la Chine et celle des rivaux européens. Le groupe a déjà révisé à la baisse sa capacité de production, passant de 12 à 9 millions de véhicules par an.
