
Vagues de chaleur : la productivité baisse, pertes possibles de 6 milliards d’euros en 2026
Les vagues de chaleur ne pèsent pas seulement sur la santé : selon une analyse du CERAC, elles pourraient aussi coûter très cher à l’économie belge en 2026. L’organisme estime que la baisse de productivité liée aux températures élevées pourrait représenter près de 6 milliards d’euros, soit environ 1 % du PIB, dans un contexte où la chaleur devient un risque durable pour l’activité.
Une perte de productivité au cœur du problème
D’après le CERAC, l’impact économique des épisodes de chaleur passe d’abord par le travail. Quand les températures montent, l’efficacité baisse et les heures réellement travaillées diminuent, surtout dans les métiers physiques ou exercés en extérieur. Les secteurs cités comme les plus exposés sont l’agriculture, le transport fluvial et l’énergie.
Le rapport souligne toutefois que les effets ne se limitent pas aux tâches les plus pénibles. Le transport, la logistique, l’horeca et le nettoyage peuvent aussi être touchés. Au-delà de 30 °C, le CERAC indique que même les activités légères et le travail de bureau peuvent subir des pertes. Grégory Truong, économiste au CERAC, explique que des bureaux climatisés n’éliminent pas forcément les effets des nuits trop chaudes, notamment dans des bâtiments anciens.
Des coûts qui augmentent avec la durée des canicules
Le rapport insiste sur un point : plus la chaleur dure, plus la productivité se dégrade. Le CERAC cite une étude d’Allianz publiée en 2026 selon laquelle chaque degré supplémentaire au-dessus de 30 °C ferait perdre 3 % de productivité horaire lorsque la chaleur persiste plusieurs jours.
Cette projection s’inscrit dans une tendance plus large liée au réchauffement climatique. En Wallonie, une analyse mentionnée dans le rapport prévoit une hausse de 69 % des jours de canicule dans les zones densément bâties pour un réchauffement de 2 °C, et de 237 % pour 3 °C. Le nombre de nuits chaudes pourrait, lui, augmenter de 40 % et 128 % selon les mêmes hypothèses. L’IRM observe déjà une hausse marquée des températures estivales, avec Bruxelles environ 2 °C au-dessus de la référence 1961-1990.
Adapter le travail avant que la facture n’augmente
Pour le CERAC, l’enjeu est désormais d’anticiper. L’organisme estime que les investissements d’adaptation nécessaires pour l’ensemble des aléas climatiques représenteraient environ 0,2 % du PIB belge par an, soit autour de 1,6 milliard d’euros. Grégory Truong juge ce montant important, mais encore inférieur aux pertes potentielles causées par les vagues de chaleur seules.
Les pistes évoquées sont concrètes : meilleure isolation, climatisation des bâtiments, adaptation des horaires, pauses plus fréquentes et organisation du travail plus souple pour les métiers les plus exposés. Le CERAC avertit aussi qu’une adaptation efficace deviendra plus difficile si le réchauffement se poursuit vers 3 ou 4 °C.
Ce qu’il faut retenir
- Le CERAC estime que les vagues de chaleur pourraient coûter près de 6 milliards d’euros à la Belgique en 2026.
- Les pertes de productivité toucheraient surtout les secteurs exposés à la chaleur, mais aussi certains emplois de bureau au-delà de 30 °C.
- Le rapport plaide pour des investissements d’adaptation et des changements d’organisation du travail avant que les coûts n’augmentent davantage.
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Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
