Belgique

Un bolide ne traverse pas le ciel belge, mais fait sensation sur RTBF.

Le spectacle observé à Chimay correspond à un bolide ou « fireball » en anglais, défini comme une très grosse étoile filante. Ce bolide se distingue des pluies d’étoiles filantes habituelles en raison de sa taille, probablement un rocher d’environ 20 centimètres, et de son altitude d’explosion, qui se situe vers 50 kilomètres.


Le phénomène observé à Chimay est ce que les scientifiques désignent par le terme de bolide, ou « fireball » en anglais. « C’est une très grosse étoile filante, ce qu’on appelle un bolide, une boule de feu, » explique Emmanuel Jehin, astrophysicien à l’Université de Liège. « C’est relativement rare d’en voir des aussi brillants. On pourra l’appeler météorite que si on récupère un caillou au sol, » ajoute-t-il.

L’astrophysicien détaille le mécanisme de ce spectacle céleste : « Ce sont des cailloux de l’espace qui voyagent très très vite, » à environ 100.000 km/h, « parce que dans l’espace il n’y a pas d’air, pas d’atmosphère. » Lorsque ces fragments rocheux pénètrent dans l’atmosphère terrestre, ils chauffent intensément, se fragmentent et explosent, produisant des traînées lumineuses visibles depuis le sol.

Ce bolide se distingue clairement des pluies d’étoiles filantes courantes, telles que les Perséides ou les Lyrides. Contrairement aux étoiles filantes traditionnelles, qui sont visibles chaque nuit et sont composées de particules de la taille de grains de sable, ce bolide était probablement un rocher d’environ 20 centimètres. La différence réside également dans l’altitude d’explosion : les étoiles filantes ordinaires se consument vers 90 kilomètres d’altitude, alors que ce type de bolide explose plus bas, autour de 50 kilomètres, et peut effectivement donner naissance à des fragments atteignant le sol.

Découvrez l’interview complète d’Emmanuel Jehin, astrophysicien à l’ULiège, ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce mercredi 3 juin 2026 sur RTBF Auvio.