
Trump se comporte comme un mafieux new-yorkais dans le détroit d’Ormuz.
Chaque menace proférée par Donald Trump sur le corridor maritime stratégique du détroit d’Ormuz fait grimper les prix du pétrole. Étant donné que les Américains bombardent la région et que le détroit d’Ormuz est fermé, la facture à la pompe est devenue plus salée pour les consommateurs.
Dans La Libre, Dorian De Meêus établit un lien direct entre le détroit d’Ormuz et les élections de mi-mandat aux États-Unis. Il souligne que chaque menace de Donald Trump sur ce corridor maritime stratégique entraîne une augmentation des prix du pétrole, et par conséquent, des prix à la pompe.
Donald Trump a basé sa campagne présidentielle sur la promesse de redonner du pouvoir d’achat aux Américains, en capitalisant sur l’inflation qui avait explosé sous Biden, même si les causes de cette inflation sont extérieures à la politique de Biden, comme la crise du Covid ou la guerre en Ukraine.
Aujourd’hui, l’inflation à nouveau présente en Amérique est cette fois attribuée aux décisions de Trump, qui ordonne des frappes sur l’Iran et souhaite imposer des droits de douane. Ainsi, la promesse de retrouver du pouvoir d’achat est compromise chaque fois qu’il faut faire le plein.
Il est clair que les électeurs aux États-Unis votent selon l’impact financier sur leur quotidien. Trump, qui voulait rassurer les ménages, est devenu un facteur d’incertitude quant à l’évolution du coût de la vie.
L’éditorialiste du Morgen se concentre sur un aspect de la personnalité de Donald Trump : son imprévisibilité. Alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis reprennent, Trump annonce soudain l’intention d’imposer une taxe de 20 % sur les marchandises transitant par le détroit d’Ormuz.
Une décision jugée folle, nuisant à sa propre position et enfreignant le droit international. Pour l’éditorialiste, Trump se comporte comme un mafieux new-yorkais, exigeant des sommes énormes en échange de sa protection contre les missiles iraniens.
Il pose alors la question : face aux caprices de Donald Trump, qui sera la prochaine victime? Demandera-t-il aux Européens d’investir aux États-Unis en échange de la protection des frégates américaines ?
Pour l’éditorialiste, l’Europe doit réagir face à ce Trump imprévisible et accélérer le déploiement de sa propre force maritime pour protéger ses intérêts énergétiques.
Le conflit entre l’Iran et les États-Unis met en lumière notre dépendance aux énergies fossiles. Suite aux bombardements américains et à la fermeture du détroit d’Ormuz, les frais de carburant augmentent également pour nous.
L’éditorialiste se demande si la Belgique choisira à nouveau de rester passive plutôt que de s’engager dans une transition énergétique, une situation déjà vécue lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait également fait grimper les prix. Malheureusement, l’observation montre que l’on préfère souvent ignorer les problèmes, comme la canicule ou la sécheresse, attendant que la saison des pluies et des températures plus fraîches soit là pour tout oublier.
Ce serait pourtant le bon moment pour se tourner vers les énergies renouvelables, car aujourd’hui, le vent et le soleil sont les sources d’électricité les moins chères. Au lieu de faire preuve de paresse, l’éditorialiste appelle à plus de courage.
L’éditorial du Soir évoque également la question de courage, mais cette fois pour aborder des enjeux éthiques. L’éditorialiste rappelle que c’est aujourd’hui que la France doit voter sa loi sur l’aide active à mourir, après des années où des malades ont dû franchir la frontière pour mourir dignement en Belgique.
La Belgique a tranché cette question il y a un quart de siècle, affrontant un des grands tabous de la société avec courage, en écartant convictions morales et religieuses au profit d’un débat serein et équilibré. Pourtant, d’autres questions éthiques demeurent importantes : l’extension du délai légal, la dépénalisation de l’avortement, la reconnaissance et l’encadrement de la gestation pour autrui, et l’aménagement de la loi sur l’euthanasie pour les personnes atteintes de démence.
L’éditorialiste s’interroge sur la capacité de la Belgique à répondre à ces enjeux de manière adéquate, en optant pour ce qui est juste, même si cela n’est pas électoralement rentable.
