
Service militaire volontaire : résultats des 500 candidats le 30 juillet
Tout a commencé en novembre 2025 par une lettre, signée par la Défense belge et adressée à tous les jeunes de 17 ans : « Félicitations ! L’année prochaine vous aurez 18 ans ».
Non, il ne s’agissait pas d’une carte d’anniversaire, mais d’un cadeau enrubanné de kaki, une invitation à revêtir l’uniforme de l’armée belge : « Le ministère de la Défense vous offre d’ores et déjà une opportunité unique : l’année de service militaire volontaire ».
149.000 lettres avaient été envoyées. Cette campagne d’information, vivement critiquée à l’époque, a toutefois porté ses fruits puisque 3248 personnes ont répondu à l’appel. Seuls 500 seront sélectionnés. Ils recevront leur réponse ce 30 juillet en fin de journée par e-mail.
Les différentes phases de sensibilisation et de sélection sont millimétrées. Tous les jeunes intéressés ont dû participer à une première séance d’information obligatoire (dans la foulée de l’envoi des lettres). Ceux qui n’avaient pas tourné les talons ont pu s’inscrire, dès janvier 2026, pour la fonction de leur choix.
Le feu vert était dès lors donné pour des épreuves de sélection. Pendant deux jours, les aspirants militaires ont enchaîné examens médicaux, épreuves sportives, tests psychotechniques et entretiens psychologiques.
Les performances des 500 aspirants militaires détermineront si l’aventure se termine ce jeudi soir, ou si débute une année au sein de l’armée.
« Vivez une année unique », proclame le site de la Défense. Cette « année unique » débutera par dix semaines de formation militaire de base, appelée, dans le jargon, « Phase d’Initiation Militaire » (PIM). Le service de presse de la défense en dévoile le programme : « Durant cette période, ils découvrent la hiérarchie militaire, pratiquent le drill et le sport, apprennent à tirer, à dormir sous tente, à exécuter des tactiques individuelles (camouflage, techniques d’observation), à monter la garde et à prodiguer les premiers secours. Ces dix semaines se déroulent en régime internat, ce qui signifie qu’ils doivent rester en caserne du lundi au vendredi ».
Au terme de ces deux mois et demi, les apprentis militaires n’auront pas l’occasion de souffler. Ils auront droit à une « Formation Professionnelle Spécialisée » (FPS) de trois semaines, selon la force choisie : Force terrestre, Force aérienne ou Marine.
La quatorzième semaine sera une semaine d’évaluation, au terme de laquelle le jeune est « nommé militaire dans le cadre de réserve », précise le service de presse de la Défense. « Il peut ensuite poursuivre l’Année de Service Militaire par des formations complémentaires, des exercices ou des missions opérationnelles sur le territoire national ».
Les candidats seront répartis sur plusieurs sites selon l’option choisie : Amay, Peutie ou Berlaar pour la Force Terrestre, Kleine-Brogel, Beauvechain ou Florennes pour la Force Aérienne, Bruges ou Zeebruges pour la Marine.
« Pourquoi l’année de Service Militaire ? » s’interroge le site de la Défense. La réponse qui suit est limpide : « Nous vivons aujourd’hui dans un monde de plus en plus imprévisible. Des conflits apparaissent dans différentes régions du monde – parfois même tout près, en Europe. Il est essentiel pour la Défense de renforcer sa préparation. Cela demande un engagement supplémentaire et de nouvelles recrues ».
La Défense espère donc susciter des vocations : « La Défense espère évidemment que les participants, après leur année de service, seront motivés à continuer à s’engager, par exemple comme militaire actif, réserviste ou civil au sein de la Défense », conclut le service de presse de la Défense.
Les « volontaires » ont aussi la possibilité, à tout moment, de se dédire : ils devront dès lors introduire une demande pour renoncer au statut de réserviste.
