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Microsoft modifie ses recommandations : 16 ou 32 Go pour les PC gaming ?

Quelques mois après avoir suggéré qu’un ordinateur de jeu performant devait être équipé de 32 Go de RAM pour faire face aux exigences des jeux récents, Microsoft a discrètement retiré cette recommandation de son site officiel. Ce changement pourrait signaler un tournant dans la stratégie de l’entreprise.

La crise actuelle de la mémoire vive, marquée par une pénurie significative, pourrait inciter les développeurs à optimiser leurs logiciels et jeux afin de réduire leur consommation de RAM. Microsoft semble anticiper cette évolution en adaptant ses conseils.

En début d’année, la société avait reconnu que son système d’exploitation, Windows, était trop gourmand en mémoire. De plus, elle a récemment relancé des modèles de Surface Laptop et Surface Pro avec seulement 8 Go de RAM, une décision qui aurait semblé improbable il y a peu. Cela témoigne d’une volonté de s’aligner sur les réalités du marché, où les spécifications des PC évoluent.

La recommandation de 32 Go de RAM, qui figurait sur un blog de Microsoft, affirmait que 16 Go étaient « largement suffisants » pour la plupart des jeux, mais que 32 Go restaient idéaux pour les titres les plus exigeants. Cependant, cette page a été supprimée, indiquant un changement de cap dans la communication de la marque.

Cette nouvelle approche semble s’accompagner d’une tendance vers des ordinateurs moins puissants en termes de mémoire. Sur le marché des ordinateurs portables, plusieurs modèles d’entrée de gamme, comme l’ASUS ZenBook A14 2026, l’Acer Swift Air et le Dell XPS 13 2026, sont désormais disponibles avec 8 Go de RAM en configuration de base, une option qui aurait été jugée insuffisante il y a un an.

Il est probable que cette dynamique impacte également le secteur des ordinateurs portables dédiés au gaming. Dans les mois à venir, il est envisageable que de nouveaux modèles optent pour des configurations de 16 Go, voire, dans le pire des cas, de 8 Go pour les machines les plus accessibles.

Ainsi, la prudence de Microsoft dans ses recommandations pourrait s’expliquer par cette volonté de s’adapter aux évolutions du marché et aux besoins réels des consommateurs.