
Reprise du site Audi Forest : Ford Genk, un tournant pour l’emploi.
À Genk, la transformation de l’ancien site de l’usine Ford, fermé en 2014, marque un tournant significatif pour la région. Douze ans après la cessation d’activité, l’initiative de reconversion a permis de redynamiser l’économie locale en créant 1 800 emplois.
La fermeture de l’usine Ford, qui a laissé sur le carreau environ 4 000 travailleurs directs et 6 000 emplois indirects, a été un choc pour le Limbourg. En réponse à cette crise, la Région flamande a acquis le site pour un euro symbolique et a mis en place l’Agence provinciale de développement, POM-Limburg, afin de réaménager cet espace. L’ambition initiale était de générer entre 2 500 et 3 000 nouveaux postes à terme.
Le processus de transformation a été long, nécessitant près d’une décennie pour que les terrains soient réhabilités. Les anciens bâtiments de l’usine ont été démolis, et des travaux d’assainissement ont été réalisés. Un nouveau quai de 430 mètres et un terminal pour le transbordement de péniches ont également été aménagés, avec un investissement total de 80 millions d’euros de la part des autorités flamandes. En septembre 2023, le site a été officiellement inauguré sous le nom de « Logistics Valley Flanders », devenant un hub logistique multimodal intégrant routes, chemins de fer et voies navigables.
La zone C du site abrite désormais une quinzaine de grands halls construits par l’entreprise de logistique H. Essers, qui est le principal employeur avec environ 1 000 travailleurs. Un nouveau bâtiment, le « Diamond Gate », est en cours de construction et devrait être achevé d’ici 2028. Ce projet de huit étages vise à devenir le symbole de la reconversion de Genk, tout en servant de campus pour l’innovation logistique.
Les zones B et A accueillent également des espaces de stockage pour d’autres entreprises logistiques, ainsi que des bureaux et des installations de restauration. Les autorités locales espèrent que cette réinvention de l’ancien site de Ford insufflera une nouvelle dynamique à l’ensemble de la zone industrielle au sud de la ville.
Cependant, malgré ces avancées, les objectifs de création d’emplois restent ambitieux. Actuellement, le site compte environ 1 000 emplois, avec une prévision de 1 800 d’ici 2025 et l’espoir d’atteindre 3 000 d’ici 2030. Bien que les autorités estiment qu’il pourrait y avoir jusqu’à 4 000 emplois à terme, cela ne suffira pas à compenser les pertes engendrées par la fermeture de l’usine en 2014.
