High-tech

Essai du Range Rover électrique : 550 ch sous un look inchangé

Le tout nouveau Range Rover électrique fait son entrée sur le marché français, et avec lui, une approche discrète mais innovante. Bien que son design extérieur reste fidèle à l’esthétique emblématique qui caractérise la marque britannique Jaguar Land Rover, des changements significatifs se cachent sous sa carrosserie. Ce modèle, qui marque la transition vers l’électrique, abandonne les pots d’échappement au profit d’une architecture entièrement électrique, intégrant une batterie de grande capacité et deux moteurs silencieux.

Après quatre années de développement et un léger retard dans son lancement, le Range Rover électrique est désormais disponible, mais il ne révolutionne pas le segment des SUV de luxe. Au contraire, il opte pour une transformation subtile, presque chirurgicale. Les designers de Gaydon ont choisi de préserver l’identité visuelle du Range Rover, affirmant que c’est « d’abord un Range Rover avant d’être un véhicule électrique ». Ainsi, les lignes classiques et la prestance du modèle sont maintenues, tandis que la technologie zéro émission est intégrée discrètement sous le plancher.

Visuellement, il est difficile de distinguer ce nouveau modèle de ses prédécesseurs thermiques. Le SUV conserve ses dimensions imposantes, mesurant jusqu’à 5,25 mètres de long et offrant une configuration à sept places. Cependant, il est regrettable de constater l’absence d’un coffre avant, une fonctionnalité attendue sur un véhicule électrique.

Pour améliorer l’aérodynamisme, des modifications ont été apportées à la calandre, qui a été fermée pour réduire la traînée. Les jantes de 22 pouces présentent également un design optimisé pour l’aérodynamisme, tandis qu’un carénage intégral protège le soubassement.

À l’intérieur, le Range Rover électrique ne déroge pas à son héritage de luxe. L’habitacle reste inchangé, à l’exception de quelques ajustements mineurs dans le sélecteur de vitesses et l’interface de l’écran. Le système audio, quant à lui, a été amélioré avec plus de vingt haut-parleurs, offrant une expérience sonore exceptionnelle, bien que cette option soit proposée à un prix élevé.

Sous le capot, la véritable innovation réside dans la propulsion électrique. Le Range Rover abandonne son moteur V8 au profit de deux moteurs électriques, chacun délivrant 260 kW et 550 ch, avec un couple impressionnant de 850 Nm. Ce modèle peut atteindre 100 km/h en seulement 4,3 secondes, tout en offrant une autonomie WLTP de 535 km grâce à une batterie de 118,5 kWh. Sa capacité de recharge rapide permet de récupérer 220 km d’autonomie en seulement 10 minutes sur une borne de 350 kW.

Malgré ces avancées, le Range Rover électrique doit faire face à une concurrence accrue, avec des rivaux tels que le BMW iX et le Mercedes EQS offrant des autonomies supérieures. De plus, son prix de départ, fixé à 161 500 euros, le positionne au sommet de la gamme, ce qui pourrait le rendre moins accessible pour certains clients.

Enfin, les essais préliminaires ont démontré que le modèle conserve ses capacités tout-terrain légendaires, grâce à un système de gestion de traction intégré qui optimise le contrôle du couple moteur. Le Range Rover électrique, bien que plus lourd, parvient à maintenir son agilité sur des terrains difficiles.

En conclusion, le Range Rover électrique représente une évolution prudente mais significative pour la marque. En préservant son esthétique iconique tout en intégrant des technologies modernes, il s’adresse à une clientèle fidèle tout en s’insérant dans le marché concurrentiel des SUV électriques de luxe. Le modèle est désormais disponible à la commande, avec des livraisons prévues pour le début de l’année prochaine, et il sera bientôt rejoint par une version sportive, le Range Rover Sport électrique.