
L’OMS appelle à des mesures urgentes face au doublement des cas de cancer d’ici 2050.
Le taux de survie au cancer du sein atteint 85% dans les pays riches, contre environ 40% dans les pays plus pauvres. Plus de la moitié des patients et de leurs familles doivent faire face à des dépenses de santé catastrophiques.
Le rapport met en évidence des inégalités significatives en matière de dépistage et de traitement. Le taux de survie au cancer du sein atteint 85 % dans les pays riches, contre environ 40 % dans les pays pauvres. Seuls 39 % des pays garantissent un accès, même minime, à un traitement.
L’expert André Ilbawi, de l’OMS, souligne l’importance des nouvelles technologies et des nouveaux traitements, mais rappelle que cela ne correspond pas à la réalité d’une grande partie de la population mondiale. « Le cancer est une maladie très personnelle, qui touche presque chacun d’entre nous. Mais la survie d’un malade ne devrait jamais dépendre de son lieu de naissance ou de ses revenus », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Plus de la moitié des patients et de leurs familles doivent faire face à des dépenses de santé catastrophiques. Un diagnostic de cancer a souvent de graves conséquences psychologiques pour les patients et leurs proches, en plus de plonger de nombreuses personnes dans des difficultés financières.
Concernant les principaux facteurs de risque, le tabagisme est en recul : le nombre de fumeurs de cigarettes, cigares ou pipes a chuté de 27 % par rapport à 2010. Les progrès sont plus lents en ce qui concerne la consommation d’alcool, tandis que l’obésité et la sédentarité continuent de progresser. « Le principal fossé n’est plus un fossé de connaissances, mais un fossé entre ce que nous savons et ce que nous faisons », conclut le rapport.
