Belgique

L’incendie exceptionnel de la forêt de Fontainebleau près de Paris pourrait ne pas être accidentel.

Il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 mètres, ce qui laisse supposer que cela pourrait être une origine volontaire. Selon un point du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) lundi matin, environ 200 personnes ont dû être mises en sécurité, notamment dans les communes d’Achères-la-Forêt et du Vaudoué, en raison de la propagation de l’incendie.


Il y a eu une dizaine de départs de feu dans un rayon de 1000 mètres, ce qui laisse penser à une origine potentiellement volontaire, a déclaré le ministre lors d’une visite à Noisy-sur-Ecole (Seine-et-Marne), près des lieux de l’incendie. Il a également exprimé son espoir de pouvoir éteindre le feu dans la journée, tout en précisant que le traitement de l’incendie nécessiterait plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Renforcement des Canadair.

Environ 800 hectares avaient été touchés lundi matin dans ce massif forestier qui couvre juste plus de 20.000 hectares, situé à 60 km au sud-est de Paris. « Huit cents hectares, ça va se voir de haut… On va pleurer notre forêt », a confié le premier adjoint au maire du Vaudoué, Didier Buguinet, qui n’a « jamais vu ça ». La Seine-et-Marne subi depuis le déclenchement de la vigilance canicule rouge plusieurs incendies d’ampleur, dont trois sont des feux de chaume ayant impacté près de 400 hectares au total avant d’être maîtrisés.

Les TGV circulent à nouveau normalement.

La circulation ferroviaire a repris ce lundi matin à une « vitesse normale » sur la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon, a annoncé SNCF Réseau à l’AFP, suite à un incendie en forêt de Fontainebleau ayant endommagé des câbles et bloqué la circulation des trains. Un porte-parole a précisé que les travaux de réparation des câbles brûlés par l’incendie, survenus près de Fontainebleau, sont terminés et que les trains reliant Paris et Lyon circulent à nouveau sans passer par l’itinéraire de contournement.

Aide des agriculteurs.

Les incendies ont également entraîné dimanche l’interruption de la circulation sur une portion de l’autoroute A6, comme cela avait été le cas précédemment sur l’A5. Un panache de fumée visible à 20 km flottait au-dessus de la forêt tandis que des camions de pompiers accédaient au sinistre par des routes forestières. Des agriculteurs ont apporté leur aide en fixant des citernes d’eau à l’arrière de leurs tracteurs. Malgré les conseils des secours de rester confinés, certains habitants sont sortis pour observer ce déploiement de véhicules, dans une atmosphère de fumée dense.

Selon le service départemental d’incendie et de secours (Sdis), environ 200 personnes ont été mises en sécurité, notamment dans les communes d’Achères-la-Forêt et du Vaudoué, à cause de la propagation de l’incendie.

Une situation « amenée à durer ».

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, présent sur place depuis neuf heures, a indiqué que « la situation est amenée à durer”, selon la préfecture. “L’objectif est de sauver les vies et les biens”, a déclaré le lieutenant-colonel Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Les vagues de chaleur qui touchent l’Île-de-France et d’autres régions de France depuis plusieurs jours augmentent le risque de départ de feux, exacerbés par la sécheresse des sols. Les secours luttent contre les flammes dans différentes régions du pays, notamment dans les Pyrénées-Orientales, la Drôme, le Lot, la Savoie, ainsi que dans des régions plus au nord comme l’Indre ou la Loire-Atlantique, illustrant que toutes les zones sont désormais vulnérables face à ces incendies d’été, favorisés par des épisodes caniculaires de plus en plus récurrents.

D’après Laurent Nuñez, après consolidation du bilan, “on sera à 25.000 hectares brûlés” en France, soit “deux fois plus par rapport à la même période” de 2025. Les autorités ont averti que ceux responsables de ces sinistres, qu’ils soient volontaires ou imprudents, pourraient être poursuivis pénalement. Le ministre a précisé qu’ils ne laisseraient “rien passer” et a annoncé que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l’été.