
Inondations au Népal et au Tibet : 359 morts, plus de 1300 disparus dont trois Belges
Le Népal, destination prisée des amateurs de trekking et d’alpinisme, fait face à une tragédie sans précédent suite à des inondations dévastatrices. Ce jeudi matin, les autorités népalaises ont signalé qu’elles n’avaient pas de nouvelles concernant 823 personnes, dont 644 touristes, après des crues qui ont frappé la région. Parmi ces touristes, 517 sont de nationalité étrangère.
De son côté, la Chine a également annoncé que 558 personnes étaient portées disparues sur son territoire, incluant 260 étrangers. Un premier bilan non exhaustif révèle que parmi les ressortissants étrangers, on compte 3 Belges, 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens.
Des experts estiment qu’un effondrement glaciaire, suivi d’un événement sismique, pourrait être à l’origine de cette catastrophe à la frontière entre le Népal et le Tibet, une région où la topographie extrême augmente les risques. Les scientifiques soulignent que le changement climatique pourrait intensifier la fréquence de tels événements.
Concernant les ressortissants belges, le SPF Affaires étrangères a indiqué qu’ils n’avaient pas réussi à établir le contact avec trois Belges se trouvant dans les zones touchées. Environ 70 Belges sont enregistrés comme présents au Népal, et parmi eux, au moins 15 se trouvaient dans les régions sinistrées lors des intempéries.
L’armée népalaise a mobilisé 4 000 soldats pour des opérations de recherche et de sauvetage, évacuant par hélicoptère plusieurs centaines de personnes. Parmi les 336 évacués, 45 étaient des étrangers, dont 11 Indiens, 6 Chinois, 2 Américains et 2 Italiens. Les opérations se sont concentrées dans les régions de Timure, Dhunche et Mailung. De plus, des secouristes ont retrouvé vivants une centaine d’Indiens et 25 Chinois qui avaient été portés disparus.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a précisé qu’une centaine de ressortissants chinois demeurent toujours portés disparus. Cette situation tragique soulève des questions sur la sécurité des zones montagneuses, particulièrement vulnérables aux catastrophes naturelles.
