
Incendie « d’une ampleur exceptionnelle » : des canadairs à Fontainebleau, près de Paris.
Emmanuel Macron a affirmé lundi que « tous les moyens sont mobilisés » pour lutter contre « un incendie d’une ampleur exceptionnelle » dans la forêt de Fontainebleau. Selon un point du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) lundi matin, environ 200 personnes ont dû être mises en sécurité, notamment dans les communes d’Achères-la-Forêt et du Vaudoué, en raison de la propagation de l’incendie.
Emmanuel Macron a déclaré lundi que « tous les moyens sont mobilisés » pour faire face à « un incendie d’une ampleur exceptionnelle » dans la forêt de Fontainebleau, située en région parisienne.
« Aux habitants de Seine-et-Marne, je veux dire notre solidarité. Aux sapeurs-pompiers et forces de secours engagés sans relâche, notre profonde gratitude », a également écrit le président sur le réseau social X.
« Il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 mètres, ce qui laisse supposer que cela pourrait être une origine volontaire », a expliqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à la presse lors d’un déplacement à Noisy-sur-Ecole (Seine-et-Marne), près des lieux de l’incendie. Il a ajouté : « On a bon espoir de pouvoir fixer le feu dans la journée ». Cependant, il a également précisé que « le traitement du feu prendra plusieurs jours voire plusieurs semaines ».
Quelque 800 hectares avaient été parcourus lundi matin dans ce massif forestier d’un peu plus de 20 000 ha, emblématique poumon vert à 60 km au sud-est de Paris. « Huit cents hectares, ça va se voir de haut… On va pleurer notre forêt », soupirait dans la nuit le premier adjoint au maire du Vaudoué, Didier Buguinet, qui n’a « jamais vu ça ». La Seine-et-Marne, depuis le déclenchement de la vigilance canicule rouge samedi, est confrontée à plusieurs incendies d’ampleur, dont trois sont des feux de chaume, ayant couvert près de 400 hectares au total avant d’être maîtrisés.
La circulation ferroviaire a repris « à une vitesse normale » ce lundi matin sur la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon, a indiqué SNCF Réseau à l’AFP, alors que l’incendie à proximité de la ligne avait endommagé des câbles, bloquant la circulation des trains. « Les travaux de réparation des câbles brûlés par l’incendie qui a touché la LGV sud-est hier après-midi près de Fontainebleau sont terminés », a confirmé un porte-parole de SNCF Réseau.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a signalé que la situation « est amenée à durer ». « L’objectif est de sauver les vies et les biens », a précisé dimanche le lieutenant-colonel Eric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Les fortes chaleurs, qui étouffent l’Île-de-France et une bonne partie du pays depuis plusieurs jours, augmentent le risque de départs de feux, intensifié par la sécheresse des sols. Partout en France, les secours ont dû lutter contre des incendies dans divers départements.
Laurent Nuñez a ajouté qu’une fois le bilan « consolidé », « on sera à 25 000 hectares brûlés » en France, soit « deux fois plus par rapport à la même période » de 2025. Les autorités ont prévenu que les responsables de tels sinistres, qu’ils soient volontaires ou imprudents, feraient l’objet de poursuites pénales. Elles ne laisseront « rien passer », a averti le ministre, qui a indiqué que 32 personnes avaient été placées en garde à vue depuis le début de l’été.
