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Guerre au Moyen-Orient : l’Iran ne suspend pas les négociations avec les États-Unis.

La décision de l’Iran de suspendre le dialogue a été prise en raison des « crimes » qu’Israël « continue à commettre » au Liban et des violations « sur tous les fronts » du cessez-le-feu conclu le 8 avril. Le président américain Donald Trump a assuré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, alors qu’Israël a menacé d’attaquer la banlieue sud de la capitale libanaise.


Selon l’agence d’État iranienne, cette décision a été prise en raison des « crimes » qu’Israël « continue à commettre » au Liban, ainsi que des violations « sur tous les fronts » du cessez-le-feu établi le 8 avril par les autorités iraniennes et américaines. « L’équipe de négociations iranienne suspend donc le dialogue et les échanges de textes via les médiateurs« , indique l’agence Tasnim.

« L’Iran considère que franchir les lignes rouges au Liban et à Gaza équivaut à une guerre directe« , et « en réponse, est déterminé à mener des opérations défensives » et à « ouvrir de nouveaux fronts« , ont déclaré les Gardiens de la Révolution islamique à la télévision d’État.

Téhéran a réaffirmé que tout accord visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban, engagé dans le conflit régional depuis le 2 mars, où une trêve est supposée être en vigueur depuis le 17 avril.

Ce lundi soir, le président américain Donald Trump a assuré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’était engagé, lors d’une conversation téléphonique, à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, tandis qu’Israël a menacé d’attaquer la banlieue sud de la capitale libanaise. Il a également affirmé sur son réseau Truth Social avoir eu un échange « très bon » avec le Hezbollah par le biais d’intermédiaires, ajoutant que la formation pro-iranienne allait « cesser totalement le feu. »

Israël a donné l’ordre d’attaquer la banlieue sud de Beyrouth après une intensification des hostilités dans le sud du Liban le week-end dernier, marquée par la prise de la forteresse de Beaufort par l’armée israélienne. Cet événement constitue l’incursion militaire israélienne la plus profonde depuis 26 ans.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a demandé à l’armée de frapper « des cibles terroristes » dans la banlieue sud de la capitale libanaise, arguant des « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah et d’attaques contre les « villes et citoyens » de son pays.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a participé au conflit au Moyen-Orient en tirant des roquettes et en lançant des drones sur Israël le 2 mars, peu après le début des frappes israélo-américaines, le 28 février. Israël a alors entrepris de repousser le Hezbollah loin de sa frontière nord.

À la demande de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence lundi, le président Emmanuel Macron considérant que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban« . L’Union européenne a également appelé Israël, qui s’était retiré du Liban en 2000 après 18 ans d’occupation, à y cesser son « escalade militaire« .