Un Boeing 767 fait demi-tour à cause d’une enceinte Bluetooth « BOMB »
Le vol UA236 reliant Newark à Palma de Majorque a fait demi-tour au-dessus de l’Atlantique en raison d’une enceinte Bluetooth nommée « BOMB », entraînant un retard d’environ neuf heures et demie. L’équipage a activé le code radio 7700 après que deux appareils ont continué à diffuser leur signal Bluetooth malgré l’ordre d’éteindre ces appareils.
Un Boeing 767 d’United Airlines, reliant Newark à Palma de Majorque, a fait demi-tour au-dessus de l’Atlantique en raison d’un adolescent ayant nommé son enceinte Bluetooth « BOMB ». Cela a entraîné un retard de dix heures, la fouille de 190 passagers, et une illustration frappante de l’effet papillon en 2026.
Le vol UA236 a décollé de l’aéroport Newark Liberty le samedi 30 mai en début de soirée, après déjà deux heures de retard causées par un problème technique. Environ 90 minutes plus tard, l’équipage demande à tous les passagers d’éteindre leurs appareils Bluetooth, en répétant cette consigne avec une urgence croissante.
Selon NPR, l’audio archivé par LiveATC.net indique qu’un appareil émettait un signal Bluetooth dont le nom était un mot de quatre lettres, qui n’était pas une insulte, mais « BOMB ».
Lorsque deux appareils restaient actifs malgré un ultimatum d’une minute, les pilotes activent le code radio 7700, signalant une urgence générale en aviation, et font demi-tour au-dessus de l’Atlantique. Simple Flying précise que 190 passagers et 12 membres d’équipage étaient à bord du Boeing 767-400ER.
Pendant le demi-tour, un passager utilise le Wi-Fi à bord pour poster la situation sur Reddit, où cela devient viral en quelques heures.
L’enceinte était la propriété d’un passager de 16 ans. Selon son aveu après l’atterrissage, il l’avait nommée ainsi il y a longtemps et avait simplement oublié. Le problème est que le Bluetooth diffuse son nom à tout appareil à proximité : l’étiquette est apparue sur les écrans des passagers et membres d’équipage en cabine, déclenchant automatiquement le protocole de menace à la bombe.
Au sol, l’appareil est dirigé vers un poste isolé, accueilli par la police de l’aéroport et des agents fédéraux. L’évacuation se fait par escaliers, suivie d’une fouille intégrale de la cabine et des soutes, et d’un second contrôle TSA pour tous, le mineur étant placé en garde à vue. L’avion redécollera quelques heures plus tard, arrivant à Palma avec un retard d’environ neuf heures et demie. Selon la réglementation aérienne, l’équipage n’a pas le droit de juger si une alerte à la bombe est sérieuse ou non : au-dessus de l’Atlantique, l’erreur n’est pas rattrapable.
Moralité technologique : prendre dix secondes pour vérifier le nom de ses appareils Bluetooth coûte moins cher qu’un vol transatlantique avorté. Le réflexe « iPhone de Kevin » reste imbattable.

