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Guerre au Moyen-Orient : États-Unis et Iran annoncent suspension mutuelle des attaques

Les discussions techniques sont prévues pour continuer sur tous les points du protocole d’accord. Selon des informations d’Axios, des discussions doivent avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz, par où transitent habituellement environ 20 % des hydrocarbures mondiaux.

« Les discussions techniques devraient se poursuivre sur tous les points du protocole d’accord. Les deux parties vont temporairement cesser (leurs attaques), permettant aux navires de circuler librement » dans le détroit d’Ormuz et alentour, a précisé un responsable dans un mail adressé à l’AFP.

Au cours des derniers jours, les deux camps se sont accusés mutuellement de violations du cessez-le-feu, dans un contexte de tensions accrues après la signature de leur protocole d’accord le 17 juin.

Néanmoins, le responsable américain n’a pas confirmé des informations provenant de médias américains évoquant une réunion entre des représentants iraniens et américains mardi au Qatar, avec des discussions sur Ormuz.

Le détroit, verrouillé par la République islamique suite à la guerre déclenchée le 28 février par Israël et les États-Unis, a perturbé le commerce mondial des hydrocarbures et fait augmenter les prix du pétrole. Il a été rouvert la semaine dernière.

Toutefois, Téhéran n’autorise qu’un seul couloir de passage le long de ses côtes et menace d’agir contre tout navire qui contreviendrait à cette règle. « Aucune autre institution ni aucun autre pays » que l’Iran n’est « responsable » de la gestion du détroit, a affirmé le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, dimanche. « Toute ingérence » dans la gestion du détroit entraînera « des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions« , a-t-il averti.

Éventuelle rencontre au Qatar

L’Iran a mal accueilli l’annonce d’Oman concernant l’ouverture d’une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative conjointe avec l’ONU pour faciliter l’évacuation des marins et des navires bloqués. Des dizaines de bateaux ont utilisé ce couloir cette semaine.

Depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d’origine inconnue – des attaques attribuées à Téhéran par l’armée américaine, qui a riposté deux jours d’affilée en bombardant l’Iran.

Téhéran a également réagi en tirant des missiles et des drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.

Selon deux responsables américains et une source informée, le média Axios a rapporté que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour traiter les différends concernant Ormuz, par lequel transitent généralement environ 20 % des hydrocarbures mondiaux.

Alors que l’Iran et Oman affirment leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de « passage en transit » dans les détroits servant à la navigation internationale, tel qu’Ormuz, qui est essentiel pour relier le Golfe au reste du monde.

Le texte, qui n’a pas été ratifié par Téhéran, stipule que « tous les navires et aéronefs » ayant pour but le passage « continu et rapide » du détroit jouissent d’une liberté de navigation « sans entrave« .

Frappes israéliennes au Liban

Au Liban, que Téhéran avait exigé d’inclure dans le protocole d’accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche, et ce, malgré la signature, vendredi à Washington, d’un accord-cadre visant une « paix durable ».

Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, ont annoncé que l’armée avait détruit un tunnel long et profond du Hezbollah dans le sud du Liban.

L’Agence libanaise d’information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés suite à un tir de grenade par « l’ennemi israélien » sur une localité du sud du pays.

Le président du Parlement libanais, allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berri, a déclaré dimanche que l’accord avec Israël « ne sera pas adopté » en l’état.

Le mouvement chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a affirmé se réserver le droit de « défendre sa patrie » après les récentes attaques israéliennes.

L’accord stipule que le retrait d’Israël du Liban – car ses troupes occupent un secteur dans le sud – est conditionné au désarmement du Hezbollah, une exigence ancienne que Beyrouth peine à mettre en œuvre.

Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars lorsque le Hezbollah a ciblé Israël, en soutien à son parrain iranien, suite à l’offensive américano-israélienne sur Téhéran.

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