
Francofolies de Spa : les organisateurs saluent « une édition de rêve » avec la nouvelle formule.
L’annonce avait été faite à l’issue de l’édition 2025 : le festival traverse une période difficile et doit se renouveler. C’est pourquoi cette année, le public des Francofolies a découvert le festival sous un nouveau jour : sept jours de festivités, dont quatre en intérieur et trois en plein air.
Le retour du village Francofou, situé dans le Parc de 7 Heures, a été marqué par un réaménagement significatif, avec des modifications dans la disposition des scènes ainsi qu’un accès et une billetterie distincts entre ce village et la scène Pierre Rapsat, sur la Place Royale. Cette nouvelle formule semble avoir satisfait les organisateurs.
« On voulait que cette édition marque un tournant, on a réimaginé les offres et le site. Le public a répondu massivement présent. On a accueilli entre 100.000 et 120.000 personnes, à la fois sur le site mais aussi dans la ville. Et on en est très heureux », se réjouit Yoann Frédéric, directeur des Francofolies de Spa. Charles Gardier, le programmateur, parle d’une « édition de rêve ».
Les concerts au casino ont permis de renouer avec un public plus âgé. Bien que la billetterie des concerts ait connu un succès variable selon les événements, « on a surtout eu beaucoup de plaisir à être reconnectés avec un public parfois un peu plus senior », commente Yoann Frédéric. Avec des artistes tels que Laurent Voulzy, Alain Chanfort et Julien Clerc, cette formule plus intimiste a voulu renouer avec l’ADN des Francos et la chanson française. Cependant, les organisateurs n’excluent pas, à l’avenir, d’y programmer également une nouvelle génération d’artistes, plus jeunes.
Concernant la nouvelle disposition du site, des améliorations sont à envisager. Deux espaces séparés et des pass distincts pour y accéder ont suscité des avis partagés parmi les festivaliers. Certains se montrent mitigés : « C’est un peu frustrant, on entend nos stars préférées de loin mais on ne peut pas les voir. » D’autres, en revanche, sont enthousiastes : « J’ai payé 29 euros mon village Francofou. Ça me permet de voir de chouettes concerts et profiter avec mes amis pour pas trop cher ! »
Dans le village Francofou, la circulation autour des scènes du Parc et Proximus a parfois été compliquée, avec des « bouchons » dès l’entrée sur le festival. « C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de changements et pour certains festivaliers ça a pu être un peu source de désorientation », concède Yoann Frédéric, qui reste satisfait de cette nouvelle organisation.
« On a reçu beaucoup de retours à la fois extrêmement positifs, parfois aussi plus critiques », ajoute-t-il. Le directeur rappelle que ce site réaménagé et réorganisé fait « ses maladies de jeunesse ». « On améliorera encore les choses pour le confort, l’accessibilité et la circulation du public. »
La présence de Sting a particulièrement marqué cette édition 2026. L’artiste a fait vibrer la Place Royale avec sa première performance en Wallonie, ravissant les festivaliers de voir une star britannique dans un festival qui célèbre généralement les artistes francophones. Ce succès pourrait influencer les prochaines éditions : « On ne se privera pas à l’avenir, de pouvoir saisir des opportunités en termes d’artistes anglo-saxons, internationaux, chansons italiennes, que sais-je ? », laisse entendre Yoann Frédéric. « Mais sans jamais oublier ce qui fait notre sel bien évidemment : la chanson francophone ! »
