Belgique

Incendies en Europe : certains Belges maintiennent leurs vacances malgré les risques

Les billets d’avion de Mathias et de ses amis sont réservés depuis plusieurs mois. Ils sont une dizaine à se diriger vers les Gorges du Verdon pour une semaine. Malgré les incendies qui ravagent le sud de la France, le groupe n’a pas renoncé à son projet de départ. « Avec l’actualité, on a essayé un peu de se renseigner, on a appelé le camping. »

Cependant, quelques doutes demeurent avant le départ. « C’est juste à côté du lac de Sainte-Croix, où il y a eu quelques incendies. A priori ça devrait aller mais on reste vigilant, les flammes vont plus vite que ce qu’on ne pense. »

Ethan et sa copine se trouvent dans une situation similaire. Ils passent leurs vacances à Marseille. Aucun feu n’est signalé près de la ville pour le moment, mais ils surveillent attentivement leur téléphone. « Sur cette carte, on peut voir en direct tous les feux de forêts qu’il y a actuellement en France. Je suis quand même loin, mais si ça se rapproche là je serai plus inquiet. »

Mélanie, quant à elle, se rend à proximité des incendies. « Dans un village juste à côté d’un autre qui a été très impacté », précise-t-elle. Compte tenu de la situation, elle envisage même de réduire son séjour. « C’est sûr qu’on ne va pas se mettre en danger. On verra ce que provoquent aussi les fumées, on sait que ça peut être très nocif. On verra si on peut faire les activités prévues, si on doit faire autrement ou si on doit rentrer. »

Les autorités conseillent aux voyageurs de s’enregistrer auprès des Affaires Étrangères. Le SPF fera le point demain sur le nombre de Belges présents dans les zones touchées par les incendies. Les autorités appellent les voyageurs à s’enregistrer sur le site Travellers Online. Pour cela, il suffit d’indiquer l’endroit, la durée du séjour, le nombre de personnes et un numéro de téléphone. Ces informations permettront de contacter les voyageurs en cas de besoin.

De leur côté, les autorités françaises mettent en garde les touristes sur les risques. « À partir de mardi, les températures remontent et on va revenir dans des étiages très élevés, 38, 40 degrés. C’est un facteur qui pourrait, j’utilise le conditionnel, qui pourrait aggraver le phénomène », avertit Sophie Brocas, préfète de la Gironde.

« J’incite les touristes à ne pas venir, ne pas rejoindre la Gironde », a-t-elle ajouté, tout en invitant « les touristes présents à envisager une autre destination. »