Belgique

En 2003, plus de 100 millions volés au Diamond Centre d’Anvers sans effraction

Un bâtiment surprotégé, mais un système qui n’était pas infaillible

Pour comprendre comment un butin si mirobolant a pu être si facilement dérobé, il est essentiel de restituer les faits, notamment l’environnement dans lequel évoluent les malfrats.

Le fameux « kilomètre carré du diamant » désigne un quartier délimité par trois rues, qui abrite environ 1800 compagnies et quatre bourses, générant pas moins de 30.000 emplois dans le secteur. Ce lieu représente 80% des diamants bruts dans le monde et 50% des diamants taillés. Le Diamond Centre coordonne l’ensemble de ces activités, s’occupant notamment de l’importation et de l’exportation. Il accueille également des bureaux de courtiers, de grossistes et de négociants en diamants. En d’autres termes, c’est le foyer du cercle très fermé des diamantaires.

Cependant, ce quartier n’a rien de « bling-bling ». Les richesses ne sont pas exhibées dans des vitrines comme à la place Vendôme à Paris. De nuit, les rues apparaissent même plutôt blafardes. En semaine, ce « kilomètre carré » grouille de monde. Mais le week-end, il est totalement désert : les banques sont fermées, tout comme les bureaux, et les employés sont chez eux. Les gardiens et vigiles sont également absents : il n’y a personne entre vendredi 19h et lundi 7h du matin, pas même derrière les caméras de surveillance.

Voilà déjà une faille majeure dans le système de sécurité, qui comprend également des capteurs de mouvements et des caméras thermiques, que les voleurs n’ont pas hésité à exploiter. Mais le chemin est encore long pour sortir le magot de la salle des coffres sans laisser d’indices derrière soi. Comment les voleurs ont-ils pu entrer et sortir de ce bâtiment surprotégé ? Qui plus est, avec un tel butin ? Combien sont-ils et surtout… qui sont-ils ? Où sont passés ces diamants ? Enfin, quelle a été l’enquête de la police belge et comment a-t-elle réussi à arrêter les braqueurs ?

Toutes les réponses se trouvent dans l’enquête menée dans ce numéro de L’Heure H.

Écoutez l’entièreté de ce récit dans le podcast de RTBF La Première, ainsi que d’autres histoires qui ont basculé dans L’Heure H avec Jean-Louis Lahaye, ou en replay sur RTBF Auvio.

Du 27 juillet au 21 août, retrouvez L’Heure H en télé sur La Une après le JT de 13 heures et sur RTBF Auvio.