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Défaite de Donald Trump en 2020 : 260 experts du FBI scrutent un bureau électoral en Géorgie.

Deux cent soixante agents du FBI enquêtent aujourd’hui sur le bureau électoral de Fulton. En janvier, le FBI ouvrait une enquête et menait une descente dans un hangar du bureau électoral de Fulton, chargeant dans des camions plus de 600 caisses de matériel électoral.


Deux cent soixante agents du FBI enquêtent actuellement sur le bureau électoral de Fulton. L’ampleur de cette investigation, commencée en janvier et élargie aujourd’hui, selon le quotidien américain The New York Times, indique qu’elle est une priorité pour le directeur du FBI, Kash Patel, nommé par Donald Trump.

Fulton a été au centre de la contestation des résultats électoraux de 2020 par Donald Trump. Bien qu’aucune irrégularité n’y ait été découverte, le comté fait à nouveau l’objet d’une enquête aujourd’hui, alors que Donald Trump est de retour à la présidence des États-Unis.

Fulton est l’un des comtés essentiels dans l’élection de 2020. En effet, en 2020, Joe Biden, le candidat démocrate, a été élu président des États-Unis avec une avance très mince. Sa victoire s’est jouée dans les « swing states », ces quelques États américains indécis qui peuvent faire pencher les élections présidentielles d’un côté ou de l’autre.

La Géorgie faisait partie de ces États stratégiques, et Fulton est un comté clé, le plus peuplé de la ville d’Atlanta et de l’État de Géorgie. Avant le scrutin, les sondages montraient que les électeurs de Géorgie étaient indécis. Finalement, avec une très courte majorité de 11 779 voix, ils ont voté pour Biden, faisant basculer leur État du côté démocrate. Ce revers électoral, très serré, a immédiatement été contesté par Donald Trump.

Le candidat républicain déçu avait affirmé devant un groupe de journalistes que des « urnes de bulletins de vote » avaient disparu « sous une table » à Fulton, « pendant des heures », ou que des identités de « près de 5000 » personnes décédées avaient été usurpées pour voter. Chaque accusation de fraude a été vérifiée, et aucune n’a été fondée, selon les investigations menées par la justice, les représentants des deux partis et les médias.

En dehors des caméras, Donald Trump a également contesté les résultats. Il a contacté le secrétaire d’État de Géorgie, Brad Raffensperger, un Républicain, qui était responsable de l’organisation du vote dans l’État. Au cours d’un appel de près d’une heure, Donald Trump a tenté de le convaincre de sa victoire et de l’inciter à procéder à un recomptage. Le candidat malheureux a été entendu demander de « trouver 11 780 votes », les voix dont il avait besoin pour remporter la Géorgie.

Toutefois, Brad Raffensperger a fermement maintenu que ses travailleurs électoraux avaient bien fait leur travail et que le comptage avait été rigoureux. Il n’a pas cédé à la pression, a enregistré l’appel, et la justice a été saisie de l’affaire. Cela a conduit à la mise en accusation de Donald Trump en Géorgie pour tentative de renverser le résultat de l’élection. Il a par la suite dû se présenter en prison à Fulton pour faire une célèbre photo, de face et de profil, celle des inculpés.

Récemment, le procureur de Géorgie a annoncé l’abandon des poursuites. Donald Trump, quant à lui, a fait son retour à la Maison Blanche et continue de parler d’une élection « volée ». Sous sa nouvelle présidence, il a assigné en justice le comté de Fulton et a exigé la réouverture de ses registres électoraux.

En janvier, le FBI a ouvert une enquête et a effectué une descente dans un hangar du bureau électoral de Fulton, collectant plus de 600 caisses de matériel électoral, y compris des bulletins de l’élection présidentielle de 2020. Les images des agents du FBI quittant le centre électoral ont ravivé les doutes des partisans des théories du complot et ont suscité des questionnements sur l’intégrité des équipes électorales de Fulton, impliquant à la fois les fonctionnaires et les centaines de bénévoles des bureaux de vote. Les noms de tous ces individus ont été demandés par l’administration Trump en mai, selon le New York Times.

Sous la pression constante depuis cinq ans et demi, les équipes électorales de Fulton visent une transparence maximale lors de la prochaine élection présidentielle en novembre 2024. Les employés aux dépouillements effectuent toutes leurs actions sous le regard du public, travaillant dans un vaste cube vitré en plein cœur d’un hangar.

Les équipes dépouillaient les urnes, ouvraient les clés USB des bureaux de vote sous l’observation des habitants, des journalistes, des témoins des deux partis et d’observateurs internationaux. Tous les votes de Fulton étaient imprimés et affichés, démontrant ainsi leur transparence et anticipant de potentielles nouvelles accusations concernant la probité des assesseurs.

Lors de l’élection de 2024, Donald Trump a remporté l’État de Géorgie, mais la probité des équipes de Fulton reste scrutée. Elle l’est désormais par les 260 experts du FBI, sous l’impulsion du président des États-Unis.