Belgique

Budget fédéral : 7,7 milliards d’euros à trouver d’ici 2029 pour maîtriser le déficit

Le rapport du comité de monitoring établit à 7,7 milliards d’euros l’ampleur de l’effort budgétaire supplémentaire que le gouvernement Arizona doit accomplir pour garder le déficit budgétaire sous contrôle à l’horizon 2029. Selon le Comité de monitoring, sans cet effort budgétaire, le déficit budgétaire à la fin de la législature atteindrait 38,5 milliards d’euros.

7,7 milliards d’euros

Chaque mois, le coût devient de plus en plus élevé pour le gouvernement fédéral. En mars dernier, le Comité de monitoring avait estimé à un peu moins de 5 milliards d’euros (4,9 milliards) le montant des efforts budgétaires à réaliser pour maîtriser le déficit. Cependant, à ce moment-là, on savait déjà que cette somme serait insuffisante, car les experts du Comité n’avaient pas encore intégré les effets de la guerre en Iran sur l’économie et l’inflation.

Au fil des semaines, cette estimation a été augmentée. Vers la fin mai et le début juin, l’évaluation de l’effort nécessaire était de 6,7 milliards d’euros.

Actuellement, la dernière version du rapport du comité de monitoring chiffrerait à 7,7 milliards d’euros l’effort budgétaire supplémentaire que le gouvernement de l’Arizona doit impérativement réaliser pour maintenir le déficit budgétaire sous contrôle d’ici 2029.

Sans cet effort budgétaire de 7,7 milliards d’euros, le déficit budgétaire à la fin de la législature atteindrait 38,5 milliards d’euros, d’après le Comité de monitoring. En mars dernier, ce même Comité avait évalué le déficit à 25,1 milliards d’euros pour l’horizon 2029, ce qui démontre que la situation s’est détériorée ces derniers mois.

Les 7,7 milliards d’euros représentent un effort minimal. Si la Belgique souhaitait réduire son déficit à 3% du PIB, exigence européenne de longue date, l’effort à fournir devrait être considérablement plus important, soit à peu près le double.

Pourquoi cette dégradation ?

Les différentes mesures déjà mises en œuvre par le gouvernement De Wever ne suffisent pas à redresser la situation. D’après le Comité de monitoring, le déficit de « l’entité 1 », qui comprend le fédéral et la sécurité sociale, a augmenté de plus d’un milliard d’euros (1,15 milliard) depuis le dernier ajustement budgétaire réalisé au printemps dernier. Pour 2026, le déficit de l’entité 1 n’est plus estimé à 24,53 milliards d’euros, mais à 25,68 milliards d’euros, soit 3,9% du PIB. Si la politique reste inchangée, il devrait atteindre 38,275 milliards en 2029, équivalant à 5,2% du PIB.

Dans les années suivantes, la situation devrait se détériorer, avec un déficit atteignant 44 milliards d’euros en 2031, soit 5,7% du PIB.

Depuis 2022, le ratio d’endettement des administrations publiques est reparti à la hausse. En 2025, il a atteint 107,9% du PIB. Avec 110,7% du PIB en 2026, la situation continuera de se détériorer avec une prévision de 122,6% du PIB en 2031.

Dans ce cadre, l’augmentation de la charge d’intérêt est un des éléments qui contribue à l’aggravation du déficit de l’État. En 2025, environ 10 milliards d’euros seront consacrés au remboursement des intérêts de la dette. Cette somme continuera de grimper et devrait dépasser les 18 milliards en 2029.

Réduire les dépenses ? Augmenter les recettes ? Où l’Arizona trouvera-t-il ces près de 8 milliards ?

Pour les partis de la majorité, il semble désormais illusoire de parvenir à un accord avant le 21 juillet, qui marque la fin de l’année parlementaire, concernant les mesures à prendre pour trouver ces 7,7 milliards d’euros.

Ces dernières semaines, les formations politiques de l’Arizona ont proposé des suggestions ou pris des positions plutôt antagonistes. Entre la position du MR, opposée à de nouvelles taxes, la proposition du président des Engagés de taxer les patrimoines supérieurs à 500.000 euros, et les ambitions de Vooruit concernant la taxation des plus fortunés, la recherche d’un compromis reste complexe.

Dans ce contexte, le gouvernement De Wever semble décidé à ne pas poursuivre les négociations avant le 21 juillet, mais prévoit de reprendre les discussions à la fin de l’été. Il convient de rappeler qu’il existe toujours cette échéance théorique du 15 octobre, date à laquelle il est traditionnel que le Premier ministre présente à la Chambre sa déclaration de politique générale, ou « State of the Union », lors de la rentrée parlementaire, bien que Bart De Wever ait été contraint de reporter cette déclaration à fin novembre en 2025.

Dans tous les cas, le nouveau budget devra être élaboré, présenté, discuté et voté avant le 31 décembre 2026 tout en répondant aux exigences de l’Union européenne en matière de norme de dépenses.