Belgique

Assurances, santé, éco-chèques : nouveautés pour les Belges dès le 1er juin

À partir du 1er juin, les personnes guéries d’un cancer ne devront plus déclarer leur ancienne maladie lors de la souscription de certaines assurances. Le remboursement du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) est élargi aux jeunes adultes de 19 à 30 ans à compter du 1er juin.


Le droit à l’oubli est élargi pour les assurances. Cette mesure pourrait transformer la vie de nombreuses personnes guéries d’un cancer. À partir du 1er juin, elles ne devront plus déclarer leur ancienne maladie lors de la souscription à certaines assurances.

Le droit à l’oubli était déjà en vigueur depuis 2019 pour les assurances-vie liées à un crédit hypothécaire, comme celles pour le solde restant dû. Cependant, jusqu’à présent, les personnes concernées devaient encore mentionner qu’elles avaient souffert d’un cancer auparavant.

Cette obligation prend fin. L’objectif est d’éviter que d’anciens patients ne soient pénalisés par des refus d’assurance ou des primes considérablement augmentées.

Cette mesure s’étend également aux assurances d’annulation de voyage. Certaines maladies chroniques maîtrisées sont également incluses dans ce dispositif, avec des délais variables après guérison ou stabilisation.

Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) est désormais remboursé jusqu’à l’âge de 30 ans. Le remboursement du vaccin HPV est étendu aux jeunes adultes de 19 à 30 ans.

Le HPV est un virus sexuellement transmissible largement répandu, responsable d’environ 5 % des cancers, pouvant entraîner des cancers du col de l’utérus, de la gorge ou de l’anus.

Jusqu’à présent, le remboursement concernait principalement les adolescents. Dès le 1er juin, les jeunes adultes qui n’ont pas encore été vaccinés pourront également bénéficier d’une intervention de l’assurance maladie.

Le vaccin Gardasil9 coûte 120,59 euros par dose, avec un schéma de trois injections. Grâce au remboursement, le coût pour le patient sera de 12,80 euros par dose.

Les groupes à haut risque continueront, quant à eux, à bénéficier d’un remboursement jusqu’à 45 ans.

Les consommateurs qui détiennent des éco-chèques bénéficieront également d’une liste d’achats autorisés élargie. À partir du 1er juin, ils pourront les utiliser pour des produits alimentaires et textiles estampillés Fairtrade, ainsi que pour certains produits de l’aquaculture certifiés ASC.

De nombreux appareils électroménagers seront également ajoutés à la liste des produits éligibles, incluant certains réfrigérateurs, lave-vaisselles et lave-linges séchants considérés comme peu énergivores.

Cette évolution vise à promouvoir des achats plus durables et respectueux de l’environnement.

Les règles sur les emballages neutres pour les produits du tabac seront également renforcées. À partir du 1er juin, les cigares, cigarillos, tabacs à pipe, papiers à rouler, filtres et tubes devront également être vendus dans des emballages standardisés, sans logo ni couleurs attrayantes.

Ces règles existaient déjà depuis 2020 pour les cigarettes et le tabac à rouler. Le gouvernement souhaite réduire l’attrait marketing des produits du tabac, en particulier pour les jeunes. Les avertissements sanitaires seront aussi plus visibles sur les paquets.

Une période de transition est prévue, permettant à certains anciens emballages de rester en rayon pendant quelques mois.

Un projet pilote va également débuter en juin pour plus de mille infirmiers et infirmières à domicile. Actuellement, ces professionnels sont rémunérés par intervention. Dans le cadre de cette expérience conduite par l’Inami, une partie d’entre eux sera payée à l’heure, y compris le temps de déplacement.

L’objectif est de mieux valoriser certaines tâches peu ou pas rémunérées, comme l’accompagnement ou l’éducation des patients.

Le test durera deux ans avant une éventuelle réforme plus large du financement des soins infirmiers à domicile.

Un changement significatif attend le secteur ferroviaire belge. À partir du 1er juin, tous les nouveaux employés recrutés à la SNCB, chez Infrabel ou via HR Rail, seront engagés sous contrat classique. Les nominations statutaires disparaissent donc pour les nouvelles recrues.

Cette réforme vise à moderniser la gestion des ressources humaines dans le domaine ferroviaire, selon le ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke.

HR Rail restera l’employeur juridique du personnel ferroviaire, mais la SNCB et Infrabel pourront désormais recruter et former directement leurs futurs collaborateurs.