Une compagnie aérienne algérienne sur la liste noire européenne : explications.
L’Union européenne a récemment mis à jour sa liste noire des compagnies aériennes, excluant plusieurs transporteurs de son espace aérien en raison de manquements aux normes de sécurité internationales. Parmi les changements notables de cette mise à jour figure l’ajout de la compagnie algérienne Air Express Algeria.
Cette décision soulève des questions quant à son impact sur les passagers et le secteur de l’aviation. Voici un point sur cette nouvelle restriction européenne.
L’Union européenne a réduit sa liste d’interdiction de vol, qui comptait 169 compagnies en février dernier et 97 en 2021. Cette mise à jour, officiellement intégrée dans le droit français par un arrêté publié au Journal officiel le 9 juillet, permet à certains transporteurs de reprendre leurs opérations dans l’espace aérien européen.
La Liste de sécurité aérienne de l’UE (ASL) recense les compagnies qui ne respectent pas les exigences de sécurité internationales. En conséquence, ces transporteurs sont strictement interdits d’opérer vers, depuis ou au sein de l’Union européenne, y compris pour de simples survols. Bruxelles souligne que cette liste noire sert également de référence pour les voyageurs internationaux, même si les compagnies concernées ne desservent pas directement l’Europe.
« Les autorités compétentes des pays tiers où sont établis lesdits transporteurs aériens ne sont pas en mesure d’exercer pleinement leur mission de surveillance dans le respect des normes internationales », indique également le communiqué.
Parmi les changements significatifs, l’arrivée d’Air Express Algeria sur la liste noire est à noter. Cette compagnie algérienne a été ajoutée en raison de « graves faiblesses sécuritaires » identifiées lors d’audits réalisés par des experts européens.
En plus de cette nouvelle entrée, l’Union européenne maintient un bannissement global touchant tous les transporteurs aériens de 21 pays. Ainsi, les avions immatriculés en Afghanistan, en Angola, en Arménie, au Congo, en République démocratique du Congo, à Djibouti, en Érythrée, en Guinée équatoriale, en Iran, en Irak, au Libéria, en Libye, au Népal, en Russie, à Sao Tomé-et-Principe, en Sierra Leone, au Soudan, au Suriname, en Tanzanie, au Venezuela et au Zimbabwe sont privés de vols vers ou au-dessus du territoire européen.
« C’est un puissant outil de prévention, car lorsque des pays sont placés sous surveillance, ils ont tendance à améliorer leur supervision de la sécurité pour éviter de voir leurs compagnies aériennes figurer sur la liste », précise le communiqué.
