Algérie

Procès FAF reporté : Zetchi, Charaf-Eddine et Zefizef jugés à cette date

Ce mardi, le tribunal de Sidi M’hamed a annoncé que l’examen d’un dossier de corruption touchant la Fédération algérienne de football (FAF) se tiendra le 29 septembre. Ce dossier, particulièrement lourd, implique trois anciens présidents de la FAF : Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, ainsi que plusieurs anciens membres du bureau fédéral, dont certains sont actuellement en détention.

Le procès a été reporté à la demande des avocats des prévenus, comme l’a rapporté le média Echourouk. Ces derniers ont demandé un délai supplémentaire pour examiner l’ensemble des documents liés à l’affaire. Ainsi, la nouvelle date a été fixée sans que les détails du dossier ne soient abordés lors de cette première audience.

L’audience s’est déroulée selon le protocole habituel, avec l’appel des accusés, des témoins et des parties civiles. Les prévenus, dont les trois anciens présidents de la FAF, ont été introduits dans la salle d’audience, marquant une étape importante dans ce dossier qui a déjà connu plusieurs renvois. En effet, en juillet dernier, les trois ex-dirigeants avaient été maintenus en détention alors que le tribunal avait de nouveau reporté l’examen de l’affaire pour des raisons similaires.

À la fin du mois, le banc des accusés sera composé de plusieurs figures de l’instance fédérale. En plus des trois anciens présidents, deux ex-secrétaires généraux, Mohamed S. et Mounir D., ainsi que l’ancien directeur de l’administration générale, Abdelghani N., seront présents. D’autres membres de l’ancien bureau fédéral figurent également parmi les mis en cause.

La première audience de ce procès avait eu lieu le 30 juin, mais avait été ajournée en raison de l’absence de notification de six anciens membres du bureau fédéral vivant hors d’Alger. Cette séance avait été marquée par des moments d’émotion, plusieurs familles étant présentes pour soutenir leurs proches.

Djahid Zefizef, pour sa part, a vu sa situation se compliquer au printemps dernier. Initialement sous contrôle judiciaire, il a été incarcéré à la prison de Koléa fin avril dans le cadre d’une autre affaire liée à la gestion d’une société de froid industriel.

Les accusations portées dans ce dossier de corruption concernent la manière dont divers contrats ont été signés au sein de la FAF. Les poursuites soutiennent que ces contrats ont été établis en dehors des normes légales, dans le but d’accorder des avantages indus à des tiers, affectant ainsi les finances de la fédération et du Trésor public.

Les infractions retenues relèvent de la loi sur la prévention et la lutte contre la corruption, incluant des accusations d’abus de fonction, de dilapidation de fonds publics et de passation d’accords illégaux. Un chef de blanchiment d’argent est également mentionné dans le dossier.

L’enquête, menée par le pôle pénal économique et financier, s’est concentrée sur la période débutant avec l’arrivée de Kheireddine Zetchi à la tête de la FAF en 2017. Les investigations ont été clôturées en avril, après avoir entendu plus de quinze personnes impliquées, permettant ainsi le renvoi du dossier devant le tribunal.

Pour certains prévenus, la détention provisoire dure depuis plusieurs mois. Les trois anciens cadres de la FAF sont incarcérés depuis octobre 2024, suite à la décision du juge d’instruction. Kheireddine Zetchi, quant à lui, a dépassé les dix-neuf mois de détention.

Le 29 septembre sera déterminant pour savoir si le tribunal entamera enfin l’examen du fond de l’affaire ou si un nouveau renvoi viendra prolonger cette procédure. Les parties civiles, y compris le ministère de la Jeunesse et des Sports et la FAF, seront également présentes à cette audience.