SportTunisie

L’EST perd contre la JS Omrane : trop de philosophie nuit au football.

Laurentiu Reghecampf a pris un risque considérable en laissant sur le banc deux de ses défenseurs habituels lors du dernier match de l’Espérance. Sa décision de débuter avec une formation inhabituelle a rapidement été mise à mal par une expulsion inattendue.

La défaite de l’Espérance ne se limite pas à un simple revers sur le terrain, mais elle est aggravée par les déclarations du coach après le match. « Les commentaires des gens ne m’intéressent pas. Je crois en mes idées, j’y tiens et je les appliquerai », a-t-il affirmé, ignorant ainsi les préoccupations des supporters, des consultants et des journalistes. Cette attitude n’est pas sans risque pour la communication du club.

Reghecampf a choisi de commencer le match sans ses arrières de métier, Mohamed Ben Ali et Nidhal Laifi, optant plutôt pour une défense axiale composée de Hamza Jelassi, Jesús Castillo et Raed Chikhaoui. En phase offensive, Castillo devait soutenir le milieu de terrain déjà renforcé par six joueurs, mais cette stratégie s’est révélée inefficace, notamment avec un avant-centre, Achref Jabri, manquant de dynamisme.

Après 56 minutes de jeu, le technicien roumain a finalement décidé de faire entrer Ben Ali et Laifi pour revenir à une défense à quatre. Cependant, son plan a été compromis lorsque Ben Ali a été expulsé seulement six minutes après son entrée, laissant Reghecampf sans options de remplacement.

Cette situation soulève des questions sur la philosophie de jeu adoptée par le coach. Il est essentiel de ne pas juger les performances des joueurs sur un seul match, et il aurait été plus judicieux de les aligner dès le départ. De plus, Youssef Belaïli, encore en phase de préparation, aurait dû être écarté jusqu’à ce qu’il soit totalement prêt, car sa présence pourrait nuire à l’équipe.

Enfin, Achref Jabri doit sérieusement réfléchir à son rôle, alors qu’il entame sa deuxième saison consécutive sans apporter de contributions significatives.