Algérie

Frontière algéro-tunisienne : 5 voyageurs cachent une somme en euros dans leur corps

Cinq individus, dont deux femmes, ont été arrêtés au poste frontalier d’El-Haddada, situé dans la wilaya de Souk Ahras, alors qu’ils tentaient de faire passer 76 995 euros dissimulés sur eux. Cette opération a été orchestrée par la police des frontières terrestres, en collaboration avec la brigade de contrôle des douanes algériennes. Les personnes interpellées devront répondre de violations liées à la réglementation sur le change et les mouvements de capitaux à l’étranger.

L’intervention a débuté par une simple observation des agents en service. Ces derniers ont remarqué des comportements suspects au sein d’un groupe de voyageurs, caractérisés par des gestes nerveux et des allées et venues inusitées. Face à ces éléments troublants, les policiers ont décidé d’approfondir leur enquête, en sollicitant l’assistance des douaniers.

Le contrôle minutieux des suspects a révélé que les liasses de billets n’étaient ni dans leurs bagages ni dans leurs poches, mais astucieusement dissimulées contre leur corps, notamment dans les sous-vêtements et sous leurs vêtements. Cette méthode visait à échapper aux dispositifs de détection ainsi qu’à l’attention des agents.

Au total, une somme équivalente à plusieurs millions de dinars a été saisie. Les 76 995 euros ont été comptabilisés et mis sous scellés, tandis que les cinq individus ont été remis aux enquêteurs. Ce type de dissimulation rappelle d’autres affaires récentes, notamment une saisie record de près de 500 000 euros à l’aéroport d’Alger, où les billets étaient dispersés en de nombreux petits paquets.

Après les premières démarches, le dossier a été transféré à la brigade de lutte contre la criminalité économique et financière de la sûreté de wilaya de Souk Ahras. Ce service a pris en charge la procédure judiciaire avant que les suspects ne soient présentés au parquet compétent.

Les infractions qui leur sont reprochées concernent la législation sur le change et la circulation des capitaux vers l’étranger. En Algérie, tout transfert de devises non déclaré au-delà des limites autorisées expose son auteur à des sanctions sévères, incluant la confiscation des fonds, des amendes substantielles et des poursuites pénales.

Les postes frontaliers dans l’est du pays sont parmi les plus surveillés, en raison de leur proximité avec la Tunisie et du volume de trafic de voyageurs. Cette situation en fait un terrain de choix pour les trafiquants de devises, qui tentent de se fondre dans la masse des passages quotidiens.