Algérie

+ 50 % d’ammoniac et d’urée à Arzew : projet d’extension stratégique validé par l’Algérie

Un nouvel accord marque le lancement de l’extension de l’usine AOA à Arzew, un projet stratégique pour l’Algérie et Oman. Ce dimanche à Alger, les autorités des deux pays ont officialisé le passage à la phase opérationnelle, une étape qui promet d’augmenter la production d’ammoniac et d’urée de 50 % au sein de ce pôle pétrochimique essentiel.

Cet accord a été signé par le ministre d’État et ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, lors d’une audience officielle avec Cheikh Saad Suhail Bahwan, président du conseil d’administration de Suhail Bahwan Holding, le groupe omanais partenaire. L’ambassadeur d’Oman en Algérie, Saif bin Nasser bin Rashid Al-Badai, ainsi que le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, ont également assisté à cette rencontre de haut niveau.

La joint-venture AOA, créée en 2008, voit Sonatrach détenir 51 % des parts, tandis que le groupe omanais en possède 49 %. Depuis 2017, cette société fait fonctionner un pôle pétrochimique majeur, composé de deux unités d’ammoniac et de deux unités de granulation d’urée. Actuellement, les installations fonctionnent à plein régime, avec une capacité quotidienne d’environ 4 000 tonnes d’ammoniac et 7 000 tonnes d’urée granulée à 46 %.

Une partie de l’ammoniac produit est destinée au marché local pour la fabrication d’engrais, tandis que plus de 90 % de l’urée est exportée vers les marchés internationaux.

Cet accord, fruit de consultations techniques et commerciales menées tout au long de l’année précédente, ouvre la voie à la mobilisation immédiate des ressources logistiques et financières nécessaires. La clé de cette initiative réside dans l’installation d’une nouvelle ligne de production, qui permettra d’accroître le rendement du site de 50 %, en se concentrant principalement sur l’ammoniac et l’urée.

Dans le cadre de ce partenariat, l’Algérie vise à maximiser la valorisation de ses ressources gazières et à renforcer ses capacités dans le secteur pétrochimique, jugé crucial pour l’économie nationale. Pour garantir le respect des délais de livraison, le ministre a promis d’éliminer tout obstacle administratif ou technique pouvant retarder le projet.

Mohamed Arkab a souligné l’importance d’un suivi rigoureux de cette infrastructure, qui sera gérée conjointement par Sonatrach et Suhail Bahwan Holding. Au-delà des enjeux industriels, les responsables des deux pays ont mis en avant les relations historiques et politiques solides qui unissent Alger et Mascate, cette expansion s’inscrivant dans une volonté commune de développer un axe économique bilatéral fort et bénéfique pour les deux nations.